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Chercheurs d'art: Marie Brassard

Marie Brassard... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

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Marie Brassard

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Depuis 1987, Marie Brassard a participé à une dizaine de spectacles présentés au Festival TransAmériques. D'abord, avec les pièces du metteur en scène Robert Lepage. Puis, dès 2001, avec ses propres créations. La comédienne revient cette fois dans Phèdre, sous le regard de Jérémie Niel.

La loi du désir

«L'histoire se perpétue et se répète», écrit Marie Brassard dans un texte sur son expérience à Berlin, paru dans la revue Jeu. Elle pourrait dire la même chose à propos de Phèdre, tragédie qu'elle s'apprête à défendre au FTA. 

«Peu importe ce qu'on affiche publiquement ou socialement, lorsqu'on se retrouve seul face à la mort ou à l'amour, on réalise que personne n'est responsable de son destin», explique Marie Brassard.

Selon elle, si la société a changé depuis l'invention de la tragédie grecque, «la nature humaine n'est pas si différente: même colère, même fureur, même désir de guerre et de vengeance... Fondamentalement, l'être humain ne change pas dans sa relation avec l'inconnu, la fatalité».

Victime de la malédiction de Vénus et amoureuse de son beau-fils, Phèdre est une femme tourmentée, torturée et condamnée par les siens pour une passion qui la consume malgré elle. La tragédie de Phèdre, c'est celle de bien des mortels. Qui ne s'est jamais cru plus fort que la tentation, plus éternel que la mort, plus constant que l'amour?

Phèdre, elle, se sait seule face à sa destinée, et sait qu'elle devra mourir pour en finir avec ses pulsions et ses passions.

Marie Brassard estime qu'explorer ce mythe avec l'auteur et metteur en scène Jérémie Niel et son équipe d'acteurs est une expérience d'une grande richesse. Comme actrice, elle s'est donné la permission de plonger totalement dans le personnage: «On est dans l'émotion brute, vraie, totale, estime la comédienne. Il n'y pas de mélancolie ni de romantisme. L'être humain fait face à l'inéluctable.»

Revisiter le mythe tragique

Jérémie Niel s'est inspiré de grands textes qui ont abordé, au fil des siècles, le mythe plus grand que nature de Phèdre: Euripide, Sénèque, Homère, Jean Racine, bien sûr, mais aussi une version plus actuelle de l'auteure britannique Sarah Kane. Pour en construire un spectacle original autour de thèmes comme la faute, la morale, la culpabilité et la filiation.

Phèdre met aussi en vedette Emmanuel Schwartz, dans le rôle d'Hippolyte, beau-fils et objet de la passion de Phèdre; Benoît Lachambre, son époux, Thésée, roi d'Athènes; et Mani Soleymanlou qui incarne le Témoin, une sorte de coryphée qui représente l'homme d'aujourd'hui désireux de comprendre le destin de Phèdre. Pour réaliser qu'il est confronté à quelque chose de plus grand que lui.

«On explore encore la cohabitation de ces deux mondes en répétition», conclut Brassard qui collabore avec une solide équipe de concepteurs: Tomas Furey à la musique et à la conception sonore; Renata Morales aux costumes; Jasmine Catudal à la scénographie; Erwann Bernard aux lumières...

Les astres de la création sont très bien alignés!

Comédienne, Phèdre, à la Cinquième Salle de la Place

des Arts, les 26, 27 et 28 mai.




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