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FTA : le teckel, un (autre) animal politique

Moly, 11 mois, auditionne devant le metteur en... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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Moly, 11 mois, auditionne devant le metteur en scène Bennett Miller qui, dans le cadre du Festival TransAmériques, présentera sur l'esplanade de la Place des Arts une installation vivante composée de 47 teckels.

Photo: Robert Skinner, La Presse

À partir de vendredi, l'esplanade de la Place des Arts sera le théâtre d'une installation vivante des plus originales mettant en vedette 47 teckels. Dachshund UN est une création de Bennett Miller, artiste-sculpteur australien qui a déjà présenté son oeuvre à Melbourne, Birmingham et Toronto avant de s'installer à Montréal le temps d'un week-end, dans le cadre du Festival TransAmériques.

Au beau milieu de l'esplanade de la Place des Arts trônera la reproduction à l'échelle de l'hémicycle du Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève, où siégeront 47... teckels. Une manière pour Bennett Miller, 32 ans, de s'interroger sur le potentiel de l'humanité à créer un système de justice universel à travers une installation qui se transformera au gré de l'humeur des chiens assis à leur pupitre. «L'ONU est une institution en laquelle on devrait croire davantage. Je n'essaye pas de leur dire quoi faire, mais plutôt de montrer au public qu'il y a matière à réflexion autour du comportement humain», explique Bennett Miller.

Il y a une dizaine d'années déjà, Bennett Miller s'est fait connaître avec Golf War, une installation audacieuse faite de neuf parcours de mini-golf à travers lesquels il a reconstitué les principales étapes de la guerre en Irak.

«La réputation de l'ONU a beaucoup souffert pendant cette guerre, alors cette nouvelle pièce vient en grande partie de la réflexion que j'ai eue à ce moment-là», précise l'artiste, lui-même propriétaire d'un teckel.

Une race prisée

L'artiste a en grande partie choisi cette race de chien pour sa corrélation avec les membres des Nations unies. «Ils sont impressionnants et restreints en même temps, un peu comme l'ONU, précise Bennett Miller. C'est aussi une race liée à l'aristocratie et au pouvoir: Napoléon et la reine Victoria en avaient un, et plus récemment Donald Rumsfeld.»

La diversité physique qu'offre la race a également joué un rôle décisif dans le processus de Miller. «Il en existe des noirs, des tachetés, des roux, à poils longs ou courts. Ils sont aussi diversifiés que l'humanité et au moins autant que les membres des Nations unies!», dit-il.

De passage en ville en mars dernier pour auditionner les futures vedettes à quatre pattes de son installation, Bennett Miller a été particulièrement surpris par le nombre de personnes qui ont accepté d'y participer, dont MC Gilles et son chien Pavlov.

Placés sous la structure, les maîtres accompagneront leur animal de compagnie pendant la performance de 50 minutes à laquelle le public pourra assister, vendredi à 18h, puis à 15h durant le week-end.

«C'est à peu près le temps que les chiens peuvent tenir en place. Il n'y a pas d'histoire: ils aboient, s'endorment ou regardent le public. Ils ont juste à être eux-mêmes! On ne voit pas leurs maîtres qui sont cachés sous l'hémicycle: c'est une image forte pour représenter les membres de l'ONU comme des marionnettes», explique Bennett Miller, qui désire travailler prochainement avec des lézards des îles Galapagos, un endroit qui a notamment inspiré Charles Darwin. Ça promet!




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