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The Killers: énergie explosive

Sans rien enlever au talent et à la... (Photo Jean Marie Villeneuve, Le Soleil)

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Sans rien enlever au talent et à la fougue des musiciens, The Killers ne serait rien sans Brandon Flowers (ci-dessus).

Photo Jean Marie Villeneuve, Le Soleil

Après un lundi soir pluvieux sur les Plaines et une soirée francophone avec Jimmy Hunt et Louis-Jean-Cormier, le soleil, la chaleur et des menaces d'orage attendaient The Killers, hier soir, au Festival d'été de Québec. Et une marée humaine impressionnante.

Dimanche soir, la bande de Brandon Flowers avait donné un spectacle intime au Capitole. Un privilège réservé à 600 personnes, histoire de permettre au groupe de Las Vegas, qui marquait une pause depuis mai, de reprendre ses aises sur scène avant de se produire en grand dans les festivals.

Avis aux détenteurs de billets du spectacle de The Killers au Centre Bell demain soir: le quatuor a offert sur les Plaines un spectacle jalonné de grands succès. Il a commencé par Mr. Brightside, son tout premier tube tiré de son album Hot Fuss, qui date de dix ans déjà.

Brandon Flowers était déjà gonflé à bloc, avec ses tempes qui menaçaient d'exploser. «Quebec City!», a-t-il crié au milieu de la première chanson.

Lui et sa bande ont enchaîné avec Spaceman, tiré de l'album Day And Age (2008). Sur scène, des projections de galaxies étoilées. Mais surtout de l'énergie et du gros rock aux élans pop d'aréna assumés.

Sans rien enlever au talent et à la fougue des musiciens, The Killers ne serait rien sans Brandon Flowers. Sa voix sentie, son interprétation vibrante et son regard passionné rappellent les grands chanteurs rock des années 1970 et 1980, qui ne s'abritent pas derrière un personnage.

Pendant The Way It Was, il arpentait l'immense scène de long en large à coups de «bonsoir». La foule chantait avec lui: «If I can go on with you by my side!»

La pluie hésitait à se mettre à tomber, au moment où la foule vibrait au son de Smile Like You Mean It. Pendant Human, les spectateurs ont hurlé le refrain le poing en l'air: Are we human, or are we dancer?

C'était avant le segment musical mystérieux d'où émergeaient peu à peu les premiers accords de Somebody Told Me. Un tube en puissance. Brandon Flowers ne pouvait s'empêcher de sourire en voyant l'armée de fidèles qui sautait devant lui.

Il a ensuite demandé au public de choisir entre deux reprises: Bad Moon Rising de CCR et I Think We're Alone Now de Tommy James & the Shondells. Comme on pouvait s'y attendre, les cris de la foule penchaient en faveur de la première. Sympathique.

Brandon Flowers a empoigné une basse pendant For Reasons Unknown, une chanson destinée aux coeurs qui ont cessé d'aimer. «Sommes-nous lundi ou mardi? On se sent comme un vendredi soir», a lancé le chanteur avant de demander aux spectateurs en français s'ils avaient «leurs chaussures de danse».

Sacré Brandon. Quand il chante A Dustland Fairytale, il soulève les passions et use de son charme à plein régime. Il arrive à rendre un spectacle à grand déploiement chaleureux.

Si vous éprouvez du plaisir, fût-il coupable, à écouter les chansons chargées, et même plus grandes que nature, de The Killers (Read My MindRunawayAll These Things That I've Done) et que vous avez des billets pour le spectacle du groupe au Centre Bell, vous devriez avoir hâte.

Young The Giant 

Avant The Killers, Young The Giant a fait applaudir la foule avec ses succès et il lui a fait découvrir la valeur scénique de son deuxième album, Mind Over Matter, réalisé par Justin Meldal-Johnsen, le bassiste de Beck. 

Élevé à Pierrefonds jusqu'à l'âge de 14 ans, le batteur François Comtois s'est adressé à la foule en français, se disant heureux d'être «dans la ville de ses ancêtres» et «dans l'une des plus belles villes du monde». 

Young The Giant fait partie de ces groupes indie-pop totalement au service de leur public. Il faut souligner l'intensité du chanteur Sameer Gadhia, qui a même exécuté une roue latérale sur scène. Les nombreux fans de Young The Giant réunis sur les Plaines ont vibré au son de Cough Syrup, Mind Over Matter et My Body, des tubes aux refrains fédérateurs. 

Nevsky remplit la place d'Youville

À 19 h 30, Alex Nevsky se produisait sur la scène nichée sur la place d'Youville, entre les fortifications, où les spectacles sont ouverts à tous. Quel chemin a parcouru l'auteur-compositeur pop depuis ses débuts. Au chapitre des ventes d'albums et de la visibilité à la radio et à la télé, certes, mais aussi sur scène. 

Pince-sans-rire, Nevsky a nargué la foule de façon sympathique, lui annonçant un medley de pièces de Gregory Charles. Il a plutôt offert une version puissante de sa chanson La bête lumineuse et une reprise de Fais battre ton tambour d'Emily Loizeau. 

Il a ensuite invité la foule à danser un slow et «à se pogner les fesses». 

Nevsky a acquis une grande aisance sur scène lui permettant d'exploiter tout le potentiel de sa voix et de tisser un lien avec le public, que ce dernier le connaisse ou non. La qualité de ses musiciens lui permet d'amener ses chansons bien plus loin qu'à bon port. Soulignons que sa choriste-instrumentiste Laurence Lafond-Beaulne a lancé hier New York, tout premier extrait du duo électro-pop vocal qu'elle forme avec Camille Poliquin, Milk & Bone. 

The Franklin Electric au Cercle 

Notre visite annuelle au Festival d'été de Québec avait commencé dans la basse-ville, au Cercle, pour le spectacle de The Franklin Electric. Le groupe folk de Montréal a le vent dans les voiles avec son premier album This Is How I Let You Down. Ses chansons tournent à la radio, et le groupe a été reçu sur le plateau de Pénélope McQuade. 

La bande de Jon Matte a lancé son album de façon indépendante avant d'attirer l'attention. Deux ans plus tard, l'album a été relancé avec la machine locale et internationale du label Indica (Half Moon Run, Alexandre Désilets). 

En spectacle, on reproche à The Franklin Electric ce qu'on lui reproche sur son dernier album. De manquer de personnalité. Le segment acoustique au milieu de la foule rappelait fortement le spectacle de Patrick Watson. Ses chansons aussi, quelque part entre les univers de Half Moon Run et de Mumford and Sons. 

Retenez surtout que Jon Matte a une voix précieuse, que ses segments de trompette ajoutent à ses pièces et qu'il a un grand souci du détail. On le sentait très concentré, voire parfois agacé par le son, hier. 

Peu importe: le Cercle surchauffait tant il était bondé et sous le charme du blond chanteur.




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