En début de soirée hier, l'Astral était rempli pour le trio d'Emie R. Roussel.  De concert avec Dominic Cloutier, batterie, et Nicolas Bédard, contrebasse et basse électrique, la pianiste québécoise y présentait la matière de de sont récent album Intersections, évoquant ses parcours croisés sur la planète jazz.

Alain Brunet LA PRESSE

Des rencontres d'Emie R Roussel sont d'ailleurs évoquées sur cet album récent, sous étiquette Effendi: d'où leur invitation sur scène. Le premier au programme fut Lex French, très bon trompettiste montréalais d'adoption (originaire partiellement de Nouvelle-Zélande) que l'on voit de plus en plus à l'oeuvre. Hier, Mme Roussel l'accueillait au piano électrique.

L'invité suivant est une influence importante de Nicolas Bédard, soit le bassiste Norman Lachapelle, vétéran de la scène locale et renommé pour sa musicalité exceptionnelle - on l'a si souvent constaté, notamment aux côtés de Karen Young qu'il a longtemps accompagnée. Basse et contrebasse en tandem, donc, assorties également de piano électrique.

Troisième invitée spéciale à ce programme, la très douée Malika Tirolien a remisé son français et son créole guadeloupéen pour ainsi chanter un texte anglo sur l'amour qui s'envole et des appréhensions qui s'ensuivent, le tout coiffé de superbe vocalises qui en rehaussement l'interprétation. 

En somme, du travail bien fait, des musiques de notre temps, exécutées par des interprètes et improvisateurs chevronnés, et une très bonne pianiste à la barre. Voilà néanmoins le niveau désormais obligatoire pour mener une carrière nationale avec quelques primes à l'étranger.  

Emie R Roussel poursuit son développement, sa carrière est encore jeune... Feu vert aux intersections.