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B.B. King: un énorme coup de blues

B.B. King à la salle Wilfrid-Pelletier, samedi soir.... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE)

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B.B. King à la salle Wilfrid-Pelletier, samedi soir.

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE

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Lors du dernier passage de B.B. King à Montréal, La Presse a souhaité, par charité, que le vénérable monsieur en soit à son dernier tour de piste.

Malheureusement, deux ans plus tard, à 88 ans bien comptés, Riley 'Blues Boy' King était de retour dans la même salle Wilfrid-Pelletier pour un spectacle non plus triste mais carrément gênant. 

Un spectacle? Non, un numéro de cirque dans lequel le 'sit-down comic', d'abord attendrissant puis pénible, a relégué dans l'ombre, très très loin derrière, le monument du blues et son inséparable guitare Lucille à qui on était venu rendre hommage.

On s'est vite rendu compte que monsieur King avait des problèmes de mémoire aussi bien pendant la présentation de ses musiciens qui ne sont pas tout à fait des recrues quand même qu'en chantant I Need You So pendant laquelle, visiblement en panne, il a lancé un S.O.S. aux mêmes musiciens.

La voix donnait parfois l'impression d'avoir conservé un peu de sa puissance et, pendant Rock Me Baby, il a fait pleurer sa Lucille et on a cru, comme le disait Paco de Lucia, que la musique trouvait  son chemin du coeur jusqu'aux mains.

La suite fut pathétique. Une You Are My Sunshine minable et interminable au cours de laquelle des spectateurs se sont mis à s'égosiller. Puis The Thrill Is Gone, massacrée, pendant laquelle la vedette de la soirée a passé plus de temps à dire qu'il ne serait pas payé s'il arrêtait là qu'à jouer et à chanter. 

Certains spectateurs chahutaient, d'autre sortaient à pleines portes avant que son équipe ne parvienne de peine et de misère à le faire sortir de scène en fauteuil roulant.

Le Festival de jazz avait choisi cette soirée triste à pleurer pour lui remettre en mains propres un nouveau prix qui porte son nom et qui honorera désormais un artiste de blues. Compte tenu de ce qu'on savait depuis les concerts de 2012, le Festival aurait dû s'abstenir de le réinviter et lui envoyer son prix par la poste.

Gary Clark Jr.

En première partie de ce programme double, on a enfin pu voir et entendre le guitariste et chanteur texan Gary Clark Jr. annoncé par certains comme l'héritier en ligne directe des grands du blues.

Ce qui frappe d'abord chez ce jeune homme bien mis c'est qu'il est aussi à l'aise dans le blues que dans le rockabilly, le boogie, le rhythm and blues ou la musique soul pour laquelle il se sert de sa voix de tête.

Clark nous fait comprendre dès le départ que si doué soit-il, il n'est pas un champion de l'esbroufe: dans Catfish Blues, il égrenait les notes une à une sur le beat lourd de sa section rythmique.

Le trentenaire n'étire pas indûment ses solos, comme s'il les mettait toujours au service de ses chansons. Et quand on se dit qu'il est un peu propret, voilà qu'il nous sert un long solo torride de blues sale pendant Bright Lights après une Blak and Blu (sic) sentie, chantée avec sa guitare comme unique accompagnement.On va le revoir, celui-là.




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