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Elvis Costello, en toute liberté

Après son passage à Osheaga en 2011, Elvis... (PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Après son passage à Osheaga en 2011, Elvis Costello est de retour cette fois en salle. Et c'est seul sur la scène de la Maison symphonique qu'il se présentera devant ses admirateurs.

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

Elvis Costello est toujours là où on ne l'attend pas. Après une tournée qui fut pour lui «l'ultime expérience de groupe», il nous revient seul pour défendre ses chansons à la Maison symphonique. Le même soir où sa femme Diana Krall a rendez-vous sur la grande scène de la place des Festivals.

Elvis Costello le reconnaît d'emblée: sa dernière visite à Montréal ne compte pas parmi les moments les plus glorieux de sa carrière. Tête d'affiche de la deuxième soirée du festival Osheaga en 2011, l'Elvis britannique a donné un show solide, mais il n'y avait plus qu'une poignée de spectateurs pour en être témoins. Rendez-vous manqué.

Costello estime qu'il n'aurait pas dû être le dernier à monter sur la scène principale d'Osheaga en ce beau samedi de juillet.

«Parfois, des organisateurs bien intentionnés sont trop respectueux envers des artistes qui ont une certaine longévité, explique-t-il au téléphone depuis son car de tournée. J'aurais préféré jouer plus tôt dans la soirée quand il y avait plus de spectateurs qui m'auraient peut-être entendu pour la première fois. Mais tout cela est du passé parce que je reviens chez vous pour jouer en salle.»

Il y a trois ans, Costello trimballait de ville en ville, sauf dans les festivals, une roue chanceuse qui, avec la complicité du hasard, lui dictait une partie des chansons à jouer avec ses fidèles Imposters.

«L'ultime expérience de groupe», nous avait-il dit à l'époque. Cette fois, c'est tout seul qu'il pigera dans son vaste répertoire à la Maison symphonique demain soir.

«Ce concert solo me donne la liberté de choisir n'importe quelle chanson parce que je n'ai pas à vérifier si la section rythmique la connaît. Si je la connais, je peux la jouer. J'essaie de trouver un thème commun à des chansons qui ont été écrites à 10, 20, 30 ou 40 ans d'intervalle: la vie en tournée indissociable de la vocation de musicien, les histoires de coeur, une vision du monde...

« À travers ça, je trouve mon chemin vers les chansons les plus appréciées de mon répertoire sans que ça devienne un rituel privé de l'immédiateté dont a besoin n'importe quelle chanson. Il s'agit pour moi de trouver de nouvelles façons de raconter une histoire et d'en faire quelque chose d'unique.»

Dylan et Bacharach

Dans ce contexte, Costello peut aussi bien chanter une chanson de son plus récent album, Wise Up Ghost, enregistré avec The Roots, qu'une autre qu'il a commencé à écrire à 17 ans.

«Elles trouvent toutes leur place dans le spectacle. C'est la beauté de la chose: chaque soir offre une nouvelle palette de possibilités. Je peux établir une liste de 25 chansons un soir donné et une autre complètement différente le lendemain. Je pourrais faire ça pendant une semaine avant de sentir que j'exagère un peu. Il y a des chansons que j'ai le goût de chanter chaque soir et que le public veut entendre, mais je fais comme si je n'étais pas limité par des attentes, y compris les miennes.»

Le chanteur apprécie la confiance de ses fans qui le suivent dans ses aventures artistiques, qu'il s'agisse d'enregistrer un disque avec un quatuor à cordes ou d'animer une émission de télé. Il ne fait rien à la légère et s'investit complètement dans tout ce qu'il aborde.

«Le coeur est la clé de toute musique, beaucoup plus que l'intellect, affirme-t-il. On cherche toujours à atteindre l'émotion et la vérité. Peut-on toujours y arriver? Bien sûr que non: personne n'est à son sommet tous les jours.»

Son prochain album promet d'être intéressant. Sous la direction de son ami réalisateur T Bone Burnett, Costello et quatre musiciens plus jeunes, dont Marcus Mumford de Mumford and Sons et Jim James de My Morning Jacket, ont mis en musique des textes inédits que Bob Dylan a écrits en 1967, à l'époque des Basement Tapes.

«On a enregistré environ 45 chansons en deux semaines et on en a retenu un certain nombre pour l'album qui va sortir en novembre. Nous avons eu beaucoup de plaisir à prendre ces textes de Bob et à leur donner des décors musicaux très contrastés. On a composé toutes ces musiques séparément, donc un même texte peut parfois être chanté sur quatre musiques différentes. Le blues de l'un peut être la musique hawaïenne de l'autre.»

Costello a également renoué avec Burt Bacharach, avec qui il avait créé l'album Painted From Memory. Chuck Lorre, créateur des sitcoms Two and a Half Men et The Big Bang Theory, a proposé d'écrire une comédie musicale inspirée de cet album de 1998, et Bacharach et Costello en ont profité pour pondre ensemble de nouvelles chansons pour ce spectacle.

«Je ne pourrai pas les jouer à Montréal parce qu'on les garde en réserve pour la première du spectacle, dit Costello. Mais vous devriez pouvoir les entendre sous peu.»

À la Maison symphonique, dimanche, 19h.




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