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Trixie Whitley, ce qu'elle a dans le ventre

Trixie Whitley a une voix d'exception, et fait un... (Photo Frédérique Ménard-Aubin, le Festival International de Jazz de Montréal)

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Trixie Whitley a une voix d'exception, et fait un usage probant de guitares saturées, claviers, section rythmique des plus énergiques.

Photo Frédérique Ménard-Aubin, le Festival International de Jazz de Montréal

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De la musique de Trixie Whitley, 27 ans, la perception d'une musique sans âge varie avec celle d'un répertoire destiné à la génération de son musicien de père, Chris Whitley, mort prématurément en 2005. Et qu'on avait déjà apprécié sur scène jadis à la défunte Brique, soit à un jet de pierres du Club Soda où sa progéniture se produisait vendredi.

De ce petit bout de femme émergent des torrents de décibels, fréquences d'une puissance insoupçonnée. Voix d'exception, usage probant de guitares saturées, claviers, section rythmique des plus énergiques. Psych-folk-rock-americana, indice d'octane très élevé, intensité à revendre. Chansons jouées à deux, à quatre, en solo.

Grosso modo, la très douée Trixie aura chanté A Thousand Thieves, Pieces, Gradual Return, Never Enough, Hotel No Name, Silent Rebel, New Frontiers, Need Your Love, Breathe You, pour la plupart tirées de l'album Fourth Corner dont elle aura aussi interprété la chanson titre.

Elle perd soudain sa concentration lorsqu'elle fait seule Oh, The Joy. S'arrête, maugrée, puis s'excuse en expliquant qu'elle s'était mise à penser pendant la chanson, ce qu'il ne faut faire en aucun temps... à moins d'être enceinte, ce qu'elle finit par avouer à son public ému. « Ma famille n'est même pas au courant!»  Inutile d'ajouter qu'elle sera pardonnée sur le champ. Et montrera tout ce qu'elle a dans le ventre, il va sans dire.

Plus tard au rappel, elle reprendra impeccablement Oh, The Joy, avant de chanter Strong Blood, non sans évoquer les liens du sang qui l'unissent à son défunt père.

Jusque-là, on ne peut qu'applaudir ce talent d'exception... et se rassurer des références rock et avancées américana typiques des années 80 que préconise Trixie Whitley. Non, il n'y a pas lieu de s'étonner que la chanteuse et compositrice soit admise dans la cour des grands - Daniel Lanois, Craig Street, Joe Henry, Malcolm Burn et autres Meshell Ndegéocello.

Il y a toutefois lieu de s'inquiéter un tantinet que ces pointures qu'elle côtoie pourraient toutes être ses parents... et qu'elle tend à en évoquer la même esthétique plutôt que de trouver un ancrage dans sa propre génération.




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