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Présence autochtone: mésentente sur le concept d'«innovation»

André Dudemaine, maître d'oeuvre et directeur artistique de... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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André Dudemaine, maître d'oeuvre et directeur artistique de Présence autochtone, accuse le Partenariat du Quartier des spectacles d'avoir coupé sans raison l'aide annuelle à son festival.

Photo: Robert Skinner, La Presse

Daniel Lemay
La Presse

«Présence autochtone a bénéficié d'une aide exceptionnelle de trois ans et doit maintenant se plier aux mêmes règles que tous les autres organismes qui collaborent avec le Partenariat du Quartier des spectacles.»

Attaqué sur la place publique par Présence autochtone, le Partenariat du Quartier des spectacles prend bien soin de ne pas jeter d'huile sur le feu. Son directeur général, Pierre Fortin, tient à mettre en contexte les relations structurelles de l'organisme avec Présence autochtone, hébergé place des Festivals depuis l'été 2010.

André Dudemaine, maître d'oeuvre de Présence autochtone dont il est le directeur artistique, accuse le Partenariat d'avoir coupé sans raison précise l'aide annuelle de 100 000$ qu'a reçue son festival en 2010, 2011 et 2012, et déjà réduite de moitié l'an dernier.

«Qu'est-ce qu'ils veulent dire par programmation «innovante»?», demandait M. Dudemaine la semaine dernière en nous faisant part de la décision du Partenariat - qui, en gros, fait passer le budget de Présence autochtone de 500 000$ à 400 000$ dont la moitié vient du gouvernement du Québec.

Dans une lettre publiée le 4 mars dans la section Débats de La Presse+, M. Dudemaine dénonçait en termes vifs «l'effacement des repères amérindiens» dans l'ensemble du Canada et s'en prenait au «docte Pascal Lefebvre», directeur de la programmation du Quartier des spectacles.

«Confusion»

Pour Pierre Fortin, la «confusion» tient à deux aspects. D'abord, l'aide de 100 000$. «Quand, en 2010, l'arrondissement [de Ville-Marie] a décidé de retourner la place Émilie-Gamelin à sa mission citoyenne, Présence autochtone a migré vers la place des Festivals où une aide exceptionnelle lui a été accordée pour soutenir son repositionnement. Ils savaient qu'après trois ans, cette aide ne serait plus disponible. L'an dernier, nous leur avons quand même octroyé 50 000$.»

Tout au long de l'entretien, Pierre Fortin répète que «le Partenariat n'est pas un organisme subventionnaire», mais plutôt un diffuseur qui a pour mission d'initier des activités culturelles dans les espaces publics qu'il gère ou d'accueillir des organismes (comme Présence autochtone) qui souhaitent y tenir une activité qui doit être jugée «foisonnante, métissée, participative, innovante».

D'où l'autre aspect de la mésentente: le fonds d'aide à la production du Partenariat destiné à un nombre restreint de projets «novateurs» choisis par un comité et soumis au C.A. du Partenariat. Cette aide n'est «pas récurrente», précise Pierre Fortin, et ne touche pas la programmation régulière des festivals qui se tiennent dans le Quartier des spectacles.

Présence autochtone, qui ne fait pas partie des projets retenus, n'est pas pour autant expulsé du Quartier des spectacles, bien qu'une réduction de quelque 20% de son budget place ses administrateurs devant un défi de taille.




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