Igloofest: un temps doux parfait

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Après les froids arctiques et le grésil de l'an dernier, les cieux ont fait un cadeau aux organisateurs d'Igloofest avec un temps doux fort agréable pour le premier des quatre week-ends du festival.

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Lors de la soirée d'ouverture, jeudi soir, les premiers festivaliers se baladaient sur l'emplacement qui a été revu et amélioré, comme c'est le cas chaque année.

Les habitués ne perdront pas leurs repères dans le village avec la station de guimauves, les feux pour se réchauffer, les statues de glace et les nombreux espaces pour relaxer et se retirer de la foule, mais ils seront impressionnés par la nouvelle immense tente - qu'on décrit comme un igloo à ciel ouvert - qui abrite la scène secondaire immersive. Ses dimensions de 3000 pi2 lui permettent d'accueillir 700 personnes.

Igloofest est l'un des festivals montréalais dont la clientèle - plutôt jeune, certes - est la plus diversifiée. Elle réunit des anglophones et des francophones. Des Montréalais et des touristes. Des mordus de musique électronique et des curieux qui viennent surtout pour la fête.

Venue de la couronne nord, Catherine Fleurant, 18 ans, en était à sa première visite. «Le site est vraiment beau, l'ambiance superbe. Notre ami nous a suggéré de venir. Je ne sais même pas quels sont les artistes qui jouent ce soir, nous a-t-elle dit. La glissade a l'air vraiment l'fun. Je m'en vais l'essayer.»

Du Brésil, Cayo Goncalves en était à sa dernière semaine de visite à Montréal pour un stage en anglais. «C'est froid, mais j'ai beaucoup de plaisir.»

Jeudi soir, des gens s'étaient aussi déplacés pour la tête d'affiche principale de la soirée, le duo torontois house Art Department. «Je les ai vus en concert aux plages électroniques à Cannes et je voulais les revoir», nous a dit Guillaume Chapoulié, Français de 23 ans arrivé à Montréal il y a une semaine avec un permis de vacances-travail. «Je connaissais Igloofest avant d'arriver à Montréal. C'est un événement connu de la scène électronique», a souligné le jeune homme originaire de Nice.

On le tient aujourd'hui pour acquis, mais il ne faut pas oublier à quel point c'était une idée folle, il y a huit ans, d'organiser un festival de musique électronique en plein air à la belle étoile dans le quartier plutôt résidentiel du Vieux-Port.

Une belle tradition qui se poursuit tous les week-ends jusqu'au 8 février.

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Ryan Playground

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DÉCOUVERTES MONTRÉALAISES

Ryan Playground

23 janvier, scène Vidéotron Mobile

Ryan Playground plaît énormément aux férus de musiques technoïdes. Ryan Playground, Geneviève Ryan Martel de son vrai nom, mène aussi une carrière de mannequin à l'échelle internationale. Si sa vie de DJ/réalisatrice, chanteuse et rapper est plus récente, elle fait néanmoins l'objet d'un buzz bien réel chez les jeunes noctambules de Montréal. Saintwoods, une entreprise locale qui possède un bar (Appartement 200) et un resto (Suwu), en plus de produire des événements festifs, a contribué à faire connaître le personnage. L'approche de la jeune femme résulte d'un mélange de genres encore vert, selon les observateurs de la première ligne, mais s'annonce prometteuse : cette fusion d'électro, de hip-hop et de pop serait le fruit de quelques années de recherche en autodidacte.

Prince Club

25 janvier, scène Sapporo

Prince Club est un duo que forment les Montréalais Zach Montpetit et Max-Antoine Poulin-Gendron, installés respectivement à Londres et à Montréal. Ces jeunes musiciens étaient de parfaits inconnus lorsqu'ils s'étaient produits, en 2010, au Piknic Électronik (géré par la même équipe que l'Igloofest). Aujourd'hui, ils se produisent partout dans le monde. Cette participation à l'Igloofest est un retour au bercail. Au cours de l'année dernière, Prince Club a enregistré de nouvelles pièces sur plusieurs labels électroniques tels Toolroom, Defected, Play it Down ou Nervous. La musique du tandem ? De la « house sexy et intelligente », pour reprendre les mots du directeur artistique du festival, Michel Quintal.

Shash'U

6 février, scène Sapporo

Le Montréalais Shash'U pourrait suivre les traces d'autres DJ montréalais actifs sur le circuit international, comme Tiga, Jacques Greene, Lunice et Kaytranada. Compositeur et réalisateur audio depuis plus de 10 ans, Richard Saint-Aubin, alias Shash'U, puise son inspiration dans la culture électro, mais aussi dans le funk, le hip-hop et le grime (mélange anglais de UK garage, hip-hop, drum'n'bass et dancehall). Plusieurs airs de son cru sont très prisés par les danseurs de rue (b-boys) et servent régulièrement de trame sonore pour les compétitions de breakdance. À l'Igloofest, Shash'U présentera ses compositions récentes, dont plusieurs se trouveront dans l'album 1980X, dont la sortie est prévue au printemps.

- Alain Brunet




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