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L'OFFTA : l'autre festival

Dors de Jacques Poulin-Denis... (Photo: fournie par l'OFFTA)

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Dors de Jacques Poulin-Denis

Photo: fournie par l'OFFTA

En marge du Festival TransAmériques, l'OFFTA est le rendez-vous de tous les risques et débordements artistiques. Et un lieu où création rime avec fête.

Né en 2007, l'année où le Festival de théâtre des Amériques devenait TransAmériques, l'OFFTA est venu combler un espace vacant pour la jeune création d'avant-garde en arts vivants.

«On se distingue par une programmation interdisciplinaire favorisant la création dans son moment d'émergence», explique Jasmine Catudal, directrice artistique de l'OFFTA, qui s'ouvre ce soir. «On présente à la fois des spectacles aboutis et des premières étapes de création d'artistes établis ou de la relève.»

Par le passé, l'OFFTA a permis de se familiariser avec le travail des Mélanie Demers, Étienne Lepage, Frédéric Gravel, Nicolas Cantin, Emmanuel Schwartz, Sylvie Cotton et autres D. Kimm. Cette 7e année, assez ambitieuse et variée dans l'offre, nous fait retrouver quelques habitués comme Nini Bélanger, Dave St-Pierre, qui collabore avec Philippe Boutin au spectacle d'ouverture, Olivier Choinière, Sarah Berthiaume (voir autre texte). Et nous fait aussi découvrir de nouveaux visages.

Jasmine Catudal fait partie du comité de programmation avec cinq personnes de diverses disciplines (Nadège Grebmeier Forget, Bernar Hébert, Étienne Lepage, Katya Montaignac et Jérémie Niel) qui se donnent la mission de «défricher le paysage artistique local». «On veut mettre de l'avant des créateurs dont la démarche guide les nouveaux courants en théâtre, danse et performance», explique Mme Catudal.

L'ère du vide

Cette année, parmi la centaine de projets soumis, près de la moitié aborde la notion du vide. «Comme l'humain supporte mal le vide, est-ce que l'art existe pour combler ce vide ou s'il est un outil pour nous aider à explorer ce qui manque?», s'interroge Jasmine Catudal.

«On manque de vide, poursuit-elle. Un vide dynamique qui éveille le désir de le remplir, comme l'amour. On a besoin de vide pour fabriquer du sens. Un enchantement qui naît du contact avec «l'autre». Comme pour l'art.»

D'où le choix du thème de cette édition: (dés) enchantement. «Le désenchantement, comme si nous avions oublié collectivement ce qui était important. (...) L'enchantement concerne le vivant, la nature et l'humain. Il pousse dans les espaces entre, s'immisce dans les interstices de ce qui est mouvant. Il fait émerger la beauté des fissures», écrit la directrice dans le programme.

Après cinq ans de soutien de Patrimoine canadien, l'OFFTA a appris il y a quelques semaines que ce partenaire ne soutenait pas l'événement cette année. Le festival a tout de même décidé de maintenir l'intégralité de sa programmation, tout en lançant un appel pour des dons du public sur son site internet. La direction organise aussi une soirée-bénéfice le 30 mai au Théâtre d'Aujourd'hui.

L'OFFTA se déroule dans plusieurs lieux du centre-ville, mais le Théâtre d'Aujourd'hui demeure son quartier général. Chaque jour, le public est invité à s'y rendre pour se procurer des billets et surveiller les activités en marge.

On peut aussi visiter dans le hall du Théâtre le «confessionnal des philosophes». Chaque jour, un philosophe différent va répondre dans l'anonymat à nos questions existentielles. Sans juger de nos doutes et de nos angoisses.

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Du 24 mai au 2 juin. Réservations: offta.com




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