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Id du Cirque Éloize: le hip-hop entre en piste

Le spectacle ID du cirque Éloize a ouvert, hier soir, de façon magistrale le... (Photo: Bernard Brault, La Presse)

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Photo: Bernard Brault, La Presse

Le spectacle ID du cirque Éloize a ouvert, hier soir, de façon magistrale le 1er Festival Montréal complètement cirque, avec des numéros de haut vol et une signature urbaine d'une exceptionnelle modernité.

Mis en scène par Jeannot Painchaud, iD est une merveille à tous points de vue du début à la fin. Le spectacle multidisciplinaire commence avec une ambiance de ville américaine. Les artistes arrivent sur scène les uns après les autres dans un grand défilé de mode, superbement habillés moderne-branché, les filles avec chapeau «course hippique à Chantilly» ou fourrure d'ours blanc au col, les gars genre dandy des années 20 ou stylé banlieue chic. Début un peu surprenant quand on s'attendait à un style plus Harlem mais ça a du chien, un clin d'oeil peut-être à Dolan avec ses ralentis léchés.

Entrent alors sur scène Jean-Philippe Cuerrier et Catherine Girard, pour un numéro de main à main solide, avec de belles contorsions et des acrobaties. Mais les deux jeunes amoureux sont séparés par un bum, Fletcher Sanchez, qui fait alors un impressionnant exercice de force au mât chinois avec des sauts osés le long du mât, accompagnés de la belle voix du rapper Boogat.

Puis grand moment avec l'exceptionnel Thibaut Philippe qui grimpe partout, sur les cubes et jusqu'en haut du trampomur (mur perpendiculaire à un trampoline) avec son vélo trial, après avoir roulé à toute allure parmi les spectateurs éberlués.

Puis, on reste ébahi devant l'exercice de contorsion de Christian «Sancho» Garmatter, roi de la danse urbaine, et Leilani Franco, dont on se demande si elle n'est pas issue du croisement d'une nymphe et d'un caoutchouc...

Finissant de l'École nationale de cirque, le jongleur Nicolas Fortin nous plonge ensuite dans un univers de chantier de construction où Xuan Le tricote en même temps avec ses patins à roues alignées autour de petits cones orangés.

Catherine Girard revient au cerceau aérien, avec ce corps qui prend la forme de son instrument: des acrobaties autant spectaculaires qu'artistiques. Catherine a une maîtrise parfaite du cerceau, une souplesse et une grâce de danseuse très bien soutenue par la musique efficace de Jean-Phi Goncalves et Alex McMahon.

Puis, deux groupes arrivent sur scène, chaque membre muni d'une corde à sauter. Les deux gangs se jaugent, se narguent puis «s'affrontent» dans une chorégraphie époustouflante, un incroyable numéro d'adresse à la corde à sauter, le tout sur une musique très entraînante. Tout le monde saute, même le vélo trial et même deux jeunes à la fois, l'un debout sur les épaules de l'autre! Super dynamique.

Après l'entracte, on va chercher un spectateur qui s'allonge sur le sol. Thibaut Philippe saute alors autour de lui avec son vélo, effleurant son bras gauche à un moment donné. Ouf!

Suivent un numéro de sangles aérien d'Hugo Ouellet-Côté qui laisse pantois puis du trampoline comme vous n'en avez jamais vu. On ne sait plus où est le sol, le ciel, le mur! Les projections colorés magistrales sur les éléments de décor rendent parfaitement l'ambiance urbaine. Les athlètes font des prouesses assez incroyables sur cet instrument.

Finalement un spectacle complètement flyé! Ils sont jeunes. Ils sont beaux, souriants, dansent à merveille. Le public déchaîné et qui dansait sur place leur a réservé une ovation. Les artistes étaient émus et crevés.

«Je suis heureux parce qu'il y a deux semaines, je ne pensais pas que ce serait si abouti, a dit Jeannot Painchaud, après le spectacle. La magie a opéré.» Bien des personnalités du monde politique était présentes, notamment le ministre des Finances et responsable de la métropole, Raymond Bachand, la chef de l'Opposition, Pauline Marois, l'ex-premier ministre du Québec, Bernard Landry et la chef de l'Opposition officielle à la Ville de Montréal, Louise Harel. Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, était absent.

Louise Harel a beaucoup apprécié: «Je n'ai jamais rien vu de plus urbain que ça, dit-elle. En sortant d'ici, on va aimer les graffiteurs!» Quant à Pauline Marois, elle a trouvé le spectacle «d'un dynamisme exceptionnel».




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