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Un festival Bleu-blanc-rouge?

On pourrait dire que la haute saison festivalière... (Photo: David Boily, La Presse)

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On pourrait dire que la haute saison festivalière 2014, à Montréal, commence avec le festival Bleu-blanc-rouge qui, en deux soirs cette semaine, a mis la ville dans un état hautement festif.

Photo: David Boily, La Presse

Daniel Lemay
La Presse

«Série périodique de manifestations artistiques appartenant à un genre donné, ayant un caractère exceptionnel par le choix, la qualité et le nombre des oeuvres présentées, et qui se tient habituellement dans un lieu précis.»

Voilà la première acception du mot festival, selon le Grand dictionnaire encyclopédique Larousse, une source généralement bien informée. À bien des égards - «série périodique», «manifestations», «genre donné», «qualité», «lieu précis» - , on pourrait dire que la haute saison festivalière 2014, à Montréal, commence avec le festival Bleu-blanc-rouge qui, en deux soirs cette semaine, a mis la ville dans un état hautement festif (du latin festa, fête). Rien, on le sait, comme une victoire en séries contre les Ugly Bruins pour «mettre la ville hockey».

Bien sûr, la dimension artistique peut faire défaut au jeu lui-même et à certains porte-couleurs, mais on pourra certainement parler d'une «oeuvre» collective - comme on le ferait pour un ballet - si le Canadien gagnait encore huit matchs cette saison. Entre-temps, le cheminement de l'équipe a son impact partout en ville.

Mercredi, l'École nationale de l'humour qui devait présenter le spectacle de ses diplômés au Club Soda, a décidé de «laisser le champ libre» au CH. Sage décision. Hier soir, le public était certainement plus nombreux... et plus concentré sur ce qui se passait sur la scène qu'au «Baston Gawden». Tout le monde y a gagné.

L'autre aspect urbain de la chose concerne la piétonnisation de la rue Sainte-Catherine, déjà interdite aux véhicules dans le secteur de Place des Arts et à l'est dans le Village. Mercredi soir, à l'autre bout, l'escouade montée du SPVM est intervenue pour mettre fin à la piétonnisation impromptue de la «Ste-Cat» par les fêtards sortis du Centre Bell et des bars du centre-ville.

Comment et quand tout ça va-t-il finir? Souhaitons-nous d'abord que ce soit dans le calme, comme après un grand spectacle sur la place des Festivals. Imaginez: le mardi 17 juin, le Canadien (donné à 3 contre 1 à Las Vegas pour gagner la Coupe) affronte les Blackhawks de Chicago (favoris à 8/5) dans le 7e match de la Coupe Stanley... en même temps qu'Éric Lapointe se produit sur la grande scène extérieure des FrancoFolies.

Que fait Geoff Molson qui contrôle et le Canadien et les FrancoFolies (par sa filiale Spectra)? Il demande à la Ligue nationale de remettre le match au lendemain? Les Francos présentent le match sur écrans géants et Lapointe chante Loadé comme un gun entre les périodes? Ou il commence juste si le Canadien gagne et après que Molson a payé la bière à tout le monde? Tout cela, bien sûr, n'est que pure hypothèse, mais ça n'en fait pas moins partie du «spectre des possibles»...

Bravo, Osheaga!

Pour rester dans la Molson: Osheaga - Festival musique et arts vient de remporter pour la troisième fois consécutive le prix du Festival de l'année de la Canadian Music and Broadcast Industry, à Toronto.

Pour sa 9e présentation, les 1er, 2 et 3 août au parc Jean-Drapeau, Osheaga - une production d'evenko, la filiale spectacles du Centre Bell - annonce par ailleurs une première collaboration avec l'UQAM. En effet, les diplômés récents et les étudiants en design d'événements au Diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) ont jusqu'à mardi pour soumettre des concepts d'installation événementielle (voir uqam.ca/projetosheaga).

Trois projets seront retenus et les installations seront montées sur le site d'Osheaga qui a accueilli 135 000 spectateurs en 2013.

Avec quelque 175 000 étudiants, les 11 établissements universitaires de Montréal ont plein à offrir à la communauté festivalière et, plus vastement, au milieu montréalais du spectacle. En arts, musique et design certes, mais aussi en sciences et en technologies: que pourraient bien sortir les cracks de l'École de technologie supérieure (ETS) de Griffintown, lauréats de nombreux prix, si on leur demandait de concevoir des gradins mobiles ou des nouvelles tours d'éclairage télescopiques?

Ou les gens du District 3 de Concordia auquel était attachée cette équipe formée d'étudiants de McGill et de Concordia qui, apprenait-on hier, a remporté devant 600 autres groupes le concours international Shell Ideas 360. Leur invention? Un «puits aérien» (Skywell) pour la collecte de l'eau dans les régions arides. Des «pelleteux de nuages» novateurs...

Il est à souhaiter que l'initiative Osheaga-UQAM mène à d'autres collaborations du même type, bénéfiques pour tout le monde: les universités cherchent à s'inscrire de façon plus marquée dans la communauté tandis que les festivals, eux, doivent commencer à sortir de leurs «silos» pour assumer leur rôle de rassembleurs urbains.

À l'agenda

La cité créative - La chercheuse Josianne Poirier, qui s'intéresse à la relation entre l'art, la culture et l'espace urbain, parlera de la créativité dans le Quartier des spectacles, dans le cadre de la journée Paroles et Manoeuvres de la Biennale internationale d'art numérique; au Centre des arts actuels Skol (372, rue Sainte-Catherine Ouest), dimanche à 14h30.




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