Merton est un chanteur-pianiste de Denver dont les clips ont été vus des millions de fois sur YouTube. Il est désormais la «vedette» du Collectif des festivals montréalais (CFM), qui espère frapper un grand coup sur les réseaux sociaux, dans l'espoir d'attirer plus de touristes à Montréal.

Mis à jour le 25 mars 2011
Émilie Côté LA PRESSE

Lancé il y a un an, le CFM est un projet pilote de trois ans doté d'un budget de 600 000$, financé par le gouvernement provincial, la Ville de Montréal et Tourisme Montréal. Son mandat: «promouvoir Montréal comme étant LA ville des festivals», a indiqué en conférence de presse Isabelle Hudon, présidente du conseil d'administration, seule membre à ne faire partie de l'organisation d'aucun des 11 festivals du collectif.

Le CFM ne s'en cache pas: son modèle est Édimbourg, en Écosse, ville dont l'image de marque internationale est associée à ses grands rassemblements culturels et festivals, et que Gilbert Rozon, le grand manitou de Juste pour rire, vante depuis plusieurs années.

Le groupe Cossette a gagné l'appel d'offres pour la campagne du Collectif. L'équipe du directeur de création Carlos Garavito a proposé une stratégie promotionnelle «unique», «urbaine» et «audacieuse», qui reposera uniquement sur les réseaux sociaux, a expliqué Isabelle Hudon, présidente de Sun Life au Québec.

En février dernier, Cosette a accueilli à Montréal le musicien-improvisateur nommé Merton, vedette de YouTube et de Chatroulette. On l'a promené et filmé un peu partout, du Divan orange à la place des Festivals. Mis en ligne il y a quelques jours, le clip de son escapade chantante à Montréal avait déjà été vu plus de 55 000 fois au moment de mettre sous presse.

Merton reviendra en ville en mai pour la suite de la campagne promotionnelle. Et entre-temps, Cossette et CFM choisiront une douzaine de leaders d'opinion sur le web qui proviennent des marchés visés (France, Angleterre, États-Unis et du reste du Canada). Cette «brigade d'ambassadeurs» viendra à Montréal pour vivre l'expérience des 11 festivals du collectif, de la mi-juillet à la mi-août, et ils partageront leurs impressions sur les réseaux sociaux. Seront-ils tenus de faire un nombre précis de gazouillis sur Twitter et de messages sur Facebook? Non, assure Isabelle Hudon, en précisant qu'ils ne seront pas rémunérés, mais que toutes leurs dépenses seront payées.

Le CMF espère ainsi augmenter le flot de touristes qui débarquent à Montréal ainsi que leurs dépenses durant leur séjour. D'ici quelques semaines, Mme Hudon recevra l'étude des retombées économiques de 2010. «Ce sera l'an zéro. À partir de cette étude, on va se fixer des objectifs», indique l'ancienne présidente de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Pour Isabelle Hudon et le conseil d'administration du CMF, l'une des prochaines étapes sera également de contacter des investisseurs privés et de demander l'aide financière du gouvernement fédéral.

Si le Festival de jazz et les FrancoFolies ne font pas partie du projet pilote du Collectif des festivals montréalais (CFM), «c'est simplement une question de dates», assure Marie-Ève Boisvert, directrice des relations de presse chez Spectra. Pour le début de son projet pilote, le CFM voulait concentrer la période des festivals de la mi-juillet à la mi-août, explique la présidente du conseil d'administation Isabelle Hudon, mais dans le futur, on souhaite que cela «déborde» même si «tous les festivals vont en bénéficier au final».

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