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Charlebois à Wilfrid-Pelletier: le meilleur c'est Robert

Le concert-hommage à Robert Charlebois à la Salle... (PHOTO ANNE GAUTHIER, LA PRESSE)

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Le concert-hommage à Robert Charlebois à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts a été une soirée d'ovations à répétition.

PHOTO ANNE GAUTHIER, LA PRESSE

(Montréal) La formule de l'hommage tous-pour-un en chansons n'est pas toujours heureuse. Ça donne souvent des spectacles inégaux, parfois plus téteux que vraiment sentis, et trop prévisibles.

La formule de l'hommage tous-pour-un en chansons n'est pas toujours heureuse. Ça donne souvent des spectacles inégaux, parfois plus téteux que vraiment sentis, et trop prévisibles.

Tout le contraire du remarquable spectacle Robert Charlebois: 50 ans! que les FrancoFolies ont eu la bonne idée de présenter samedi soir à Wilfrid-Pelletier. Mais à bien y penser, les Francos existeraient-elles aujourd'hui sans la contribution colossale - et révolutionnaire, comme l'a dit René Homier Roy dans l'un des nombreux témoignages sur écran - du frisé qui a marqué tous les artistes participants, de Michel Rivard à Pierre Lapointe en passant par les cousins et amis Laurent Voulzy et Alain Souchon?

Ce fut très fort dès le départ. Imaginez: Charlebois venait à peine de chanter C'est pour ça devant une projection de la pochette du casque de guerre orné de fleurs que Louise Forestier est apparue côté jardin pour le beau délire qu'est encore Lindberg. La barre était haute, en effet.

Mais la suite n'a pas déçu même quand Charlebois s'éclipsait pour laisser toute la place aux invités. Dumas et Ingrid St-Pierre qui livrent une version très rock'n'roll de CPR Blues, Souchon et Voulzy dont la Sensation dépouillée était joliment folk rock, ou encore Pierre Lapointe, qui chante avec retenue et émotion Je reviendrai à Montréal avec pour seul accompagnement la guitare acoustique de Dominique Lacoste.

Ce fut une soirée d'ovations à répétition. Pour Charlebois et Rivard qui chantent La complainte du phoque en Alaska, la chanson québécoise la plus géniale a dit la vedette de la soirée, mais aussi pour Alain Lefèvre, Diane Dufresne et le frisé qui enchaînent Le piano noir et Ne pleure pas si tu m'aimes de saint Augustin, l'auteur le plus flyé de Charlebois après Réjean Ducharme et Marcel Sabourin. Pour Charlebois enfin, soudé à son groupe auquel se sont joints trois cuivres très enthousiastes.

Ce que spectacle nous a surtout rappelé, c'est que le plus fou, le plus rock, le plus drôle, le plus électrisant, le plus touchant et le plus baveux bien sûr, c'est encore et toujours Charlebois. Le plus classe aussi, qui a invité son collaborateur d'antan Michel Robidoux auquel il a rendu hommage pour sa contribution à ses propres chansons mais aussi à celles de Ferland comme Le petit roi et Le chat du café des artistes.

Vraiment, le meilleur c'est Charlebois.




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