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Les FrancoFolies, de 1989 à 2013

Michel Rivard... (Photo Archives, Michel Tremblay)

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Michel Rivard

Photo Archives, Michel Tremblay

Entre 1989 et 2013, les FrancoFolies et la chanson québécoise ont-ils changé tant que ça? Oui et non. Nos journalistes Josée Lapointe et Alexandre Vigneault ont dressé un comparatif des deux époques, en six instantanés.

Michel Rivard

Porté par le succès d'Un trou dans les nuages, l'ancien chanteur de Beau Dommage était l'une des grandes vedettes de la chanson québécoise en 1989. C'est à lui qu'est revenu l'honneur de donner le premier spectacle de l'histoire des FrancoFolies, en compagnie de son ami Maxime Le Forestier. En 2013, Michel Rivard fait toujours partie de notre paysage musical et est une des têtes d'affiche du spectacle commémoratif 25 ans, 25 artistes, 25 chansons, qui aura lieu à la place des Festivals le 17 juin.

Explosion

Septembre 1989: les FrancoFolies présentent neuf spectacles en salle. Huit ont lieu dans le défunt Spectrum, et un, destiné à la télévision, est présenté au théâtre Maisonneuve. Juin 2013: 86 spectacles en salle et 150 concerts gratuits sont à l'affiche des FrancoFolies. Le Spectrum est détruit mais l'emplacement du festival a pris de l'expansion et s'étend maintenant dans des dizaines de salles, du Gesù au Métropolis, et sur autant de scènes extérieures autour de la place des Festivals.

Jean Leloup

En 1989, Jean Leloup venait de sortir le disque Menteuret commençait à gagner le coeur de la jeunesse. En programme double au Spectrum avec Noir Désir, celui qu'on considérait comme l'espoir du nouveau rock québécois montait sur une scène montréalaise d'envergure pour la première fois. Leloup y a livré un spectacle à son image: échevelé, baveux et énergique. Après 25 ans, plusieurs coups de gueule, une mise à mort ainsi qu'une résurrection de son personnage, il n'a pas beaucoup changé.

La valse des formats

La fin des années 80 était marquée par la mixité: on écoutait encore des vinyles, on achetait des cassettes et on se familiarisait avec un nouveau venu, le CD. On dit que le vinyle revient en force de nos jours. Mouais... La vérité, c'est que même le mp3 est à l'agonie, dématérialisé dans un nuage numérique ou une plateforme de streaming.

Du français au franglais

Un tube francophone comptait parfois quelques mots en anglais en 1989. Neuf dans le cas d'Hélène de Roch Voisine. En 2013, on met des mots en français dans une chanson anglaise pour contourner les quotas. Simple Plan l'a fait pour Jet Lag (avec Marie-Mai) et These Kids Were Crown avec Brigitte Boisjoli sur I Wanna Dance with Somebody. Il faut 50% de mots français dans une chanson pour que le CRTC la considère «francophone».

Les fers de lance

Il y a 25 ans, les moteurs de la chanson québécoise s'appelaient Marjo, Paul Piché, Richard Séguin, Jim Corcoran. Une génération issue des années 70 qui donnait à la chanson québécoise un nouveau souffle après des années de disette. Qui joue ce rôle en 2013? Des chanteurs qui se sont bâtis pendant les années 2000, tels Pierre Lapointe, Ariane Moffatt, Louis-Jean Cormier et Vincent Vallières, mais aussi une supervedette comme Marie-Mai, l'artiste québécoise la plus écoutée chez les jeunes en ce moment.




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