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Panda Bear: nouvelle tanière en chantier

L'auditoire présent au Rialto fut immergé dans un... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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L'auditoire présent au Rialto fut immergé dans un environnement audiovisuel où se déployait un jardin luxuriant de couleurs et de formes, corps androgynes démultipliés dans une orgie de contours abstraits, gracieuseté du vidéaste Danny Perez.

Photo Bernard Brault, La Presse

Créateur central de l'excellent groupe Animal Collective, Noah Lennox tourne depuis quelques mois afin de perfectionner devant public plusieurs chansons qui pourraient être sélectionnées dans son prochain album solo, possiblement intitulé Panda Bear Meets the Grim Reaper. Samedi soir au Rialto, c'était au tour des fans montréalais de découvrir ce répertoire en chantier.

Depuis le printemps dernier, donc, le musicien américain (transplanté au Portugal) se produit aux quatre coins de ce continent afin de faire évoluer son nouveau matériel. Qui plus est, il a mis en ligne un mixtape gratuit à télécharger, très facile à trouver sur la Toile. Par ailleurs, une recherche chez les hébergeurs de contenus permet d'identifier rapidement plusieurs pièces présentées samedi, dans le cadre de Pop Montréal : Sequential Circuits, Garage, Robert Frost, Boys Latin, Come to Your Senses, Ms Pacman et autres Mr. Noah, auxquelles s'ajoutaient quelques-unes issues de son album Tomboy, paru en 2010 - You Can Count On Me, Last Night At The Jetty, Surfer's Hymn.

Voilà la suite passionnante d'une facture des plus singulières, celle d'un artiste marquant de sa génération.

Ainsi, l'auditoire présent au Rialto fut immergé dans un environnement audiovisuel où se déployait un jardin luxuriant de couleurs et de formes, corps androgynes démultipliés dans une orgie de contours abstraits, gracieuseté du vidéaste Danny Perez. Ces projections étaient ponctuées d'éclairages généreux et originaux. Panda Bear avait certes bien préparé le terrain. Plein la gueule, plein les oreilles. De tels compléments, il faut dire, sont requis lorsqu'un chanteur se produit seul avec ses machines.

Ainsi, ses musiques étaient balancées à la manière d'un réalisateur / DJ, les sons de synthèse et les modules de ses compositions étaient assemblés en temps réel, différents procédés d'arrangements se sont succédés. Bien que l'on reconnaisse cette esthétique, nous ne sommes pas dans la redondance. Plutôt dans l'abondance!

Noah Lennox reste généralement fidèle à la forme chanson; le texte et la voix restent au coeur de sa musique, aussi exploratoire soit-elle. Les emballages y sont inspirés par une grande variété de styles : musique classique occidentale, folk, soul, Broadway, easy listening, pop asiatique, pop de chambre à la Brian Wilson, moult genres électroniques dont aucun ne semble dominer la facture d'ensemble. 

Ces musiques pourraient fort bien être transposées dans un cadre instrumental, mais Panda Bear préfère en conserver l'esthétique électro et laisser planer le paradoxe. Une fois de plus, la question est posée : l'exécution instrumentale est-elle vraiment essentielle à un concert réussi? Sans accompagnateurs, seul devant son tableau de bord, Noah Lennox arrive aisément à remplir l'espace sonore et séduire les mélomanes. 

Encore faut-il avoir ce talent exceptionnel pour y parvenir.




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