Après un passage remarqué l'été dernier au festival Juste pour rire, le comédien Emmanuel Bilodeau y reviendra cette année, non seulement en présentant un numéro, mais en signant la mise en scène d'un des galas.

Mis à jour le 11 janv. 2012
André Duchesne LA PRESSE

«Je suis plongé dans une démarche d'écriture. J'ai vraiment envie d'explorer ce genre. Pour moi, c'est une révélation d'être confronté à ce défi-là», a indiqué le comédien en entrevue à La Presse.

L'été dernier, M. Bilodeau a fait sensation au gala Juste pour rire animé par Laurent Paquin. Il y a fait un numéro très apprécié où il a parlé avec humour, passion et émotion de l'identité québécoise. Rompant avec le modèle établi, il n'avait pas conclu sa prestation avec un enchaînement de blagues fortes, mais avec un cri du coeur qui avait trouvé une grande résonnance dans la salle.

«J'ai réalisé que j'aimais faire rire», indique-t-il. Cette prise de conscience s'est faite au début de 2011 alors que, au cours d'une conférence de presse annonçant le programme des Rendez-vous du cinéma québécois (dont il est le porte-parole), il a fait un exposé hilarant sur les «Denis» (Denys Arcand, Denis Villeneuve et Denis Côté) très présents dans notre cinématographie. Il en a remis lors de la soirée d'ouverture des RVCQ, ce qui avait attiré l'attention des dirigeants de Juste pour rire.

Le comédien ne recule devant rien pour embrasser cette nouvelle passion. «Ma maison est assez petite et j'ai de jeunes enfants. Alors pour bien me concentrer, j'ai isolé le cabanon dans ma cour. C'est là que j'écris. J'ai envie de participer davantage, de prendre la parole et de dire des choses sur des sujets qui me préoccupent, dit-il. J'ai refusé des propositions au théâtre pour participer à Juste pour rire cet été.»

Au cinéma

En plus d'ajouter la corde de l'humour à son arc, le comédien pourrait tenir le premier rôle dans un film européen dont le tournage est prévu cet automne en Allemagne.

Ce long métrage s'intitule J'ai tué Frank Red et sera réalisé par le Français Bertrand Mandico (Boro in the Box). «C'est un réalisateur captivant qui est à cheval entre Tarantino et les frères Coen, dit Emmanuel Bilodeau. Dans le film, j'incarnerais un homme qui part à la recherche d'un tueur d'enfants. Il sera tourné en anglais.»

C'est en voyant le film Curling de Denis Côté que Bertrand Mandico a remarqué Bilodeau. «Pour l'instant, rien n'est signé, insiste le comédien. Donc, je ne me fais pas trop d'illusions. Mais je suis disponible cet automne pour faire ce film.»