Désolé, André le retraité, alias le maître du feu, mais la deuxième saison de Survivor Québec a été dominée du premier au 42e jour par deux comètes blondes, puissantes et endurantes, soit la rédactrice web Kassandre, 33 ans, et l’entrepreneur en immobilier Ghyslain, 30 ans.

C’était logique et attendu que Kass ou Ghys l’emporte, dimanche soir, lors de la grande finale de Survivor sur les ondes de Noovo. J’ai quand même été étonné que Kassandre Bastarache, de Trois-Rivières, ne reçoive aucun vote de la part du jury, qui a couronné à l’unanimité Ghyslain Octeau Piché, père de trois jeunes enfants, de Vaudreuil-Dorion.

Oui, Ghyslain, dit Flash, a été impressionnant et constant ce printemps. Mais Kassandre aussi. C’était l’une des rares joueuses qui battait Ghyslain dans les épreuves physiques. En plus, Kassandre avait trouvé un vrai collier d’immunité, tandis que Ghyslain s’en était fabriqué un, une manœuvre qui aura été super payante, en fin de compte.

Avec son chandail orangé devenu brun et sa casquette foncée, tachée de sueur, Ghyslain s’est imposé comme le concurrent le plus redoutable de cette deuxième cuvée de Survivor. Il ne perdait jamais dans les défis. Il excellait au point où sa tête – barbue et amincie – a été mise à prix lors de la fusion des tribus de Bayani et de Nawa, à mi-parcours.

C’était d’ailleurs le plan d’Audrey Morissette, 36 ans, de Blainville : sortir Ghyslain ou le forcer à dégainer son immunité, car personne n’avait de chance de gagner contre lui à la toute fin. Ghyslain a survécu à tous les votes dans l’angle mort (les blindsides) et il a empoché la récompense ultime de 100 000 $.

Contrairement au confus Chris Tie Dye l’an dernier, Ghyslain a été éloquent en plaidant sa cause devant les huit membres du jury de Survivor. Et le fait qu’il amène Kassandre directement en finale lui a fait accumuler plusieurs points. Car Ghyslain aurait pu repêcher Nabil et envoyer Kassandre à l’épreuve du feu, en espérant qu’elle perde contre André, 65 ans, un des candidats les plus âgés de toutes les franchises de Survivor dans le monde à se rendre aussi loin dans la partie, a précisé l’animateur Patrice Bélanger.

PHOTO FOURNIE PAR BELL MÉDIA

Kassandre, Ghyslain et André, les trois finalistes de la 2e saison de Survivor Québec

Mais non. Ghyslain a été loyal en privilégiant sa partenaire et rivale, avec qui il élabore des stratégies depuis l’établissement du campement de Nawa. Ils se complétaient super bien, Ghyslain et Kassandre. Nabil et André n’avaient aucune chance de les tasser du podium.

D’ailleurs, le retraité André, qui a écrasé Nabil en quatre minutes au concours du feu, a beaucoup insisté sur la force de ses « alliances de cœur » (plus capable d’entendre cette expression !) et sur la quantité de travail qu’il a investi au camp. On s’entend : ramasser du bois, nettoyer la vaisselle ou passer le râteau sur la plage, c’est bien, mais ça ne garnit pas un CV de champion.

Également, parler de soi à la troisième personne du singulier, comme André l’a fait, c’est bizarre et déconnecté du réel. Bref, André, le dernier des Bayani, n’a pas été mon préféré. Il n’aurait jamais dû larguer Marilou et Florence.

La plus grave erreur de Ghyslain aura été de célébrer un peu trop bruyamment la deuxième éviction de la vilaine Audrey. Cet éclat de joie mal canalisée n’a toutefois pas terni son palmarès, car Audrey a voté pour lui sur son dernier parchemin.

Le psychologue Jean-Michel Robichaud, 32 ans, est parti trop rapidement. J’aurais aimé le voir progresser davantage. Audrey aurait pu se rendre beaucoup plus loin en étant plus subtile et moins frontale dans ses actions. Sa paranoïa a causé sa perte.

En comparaison de la première, cette deuxième édition de Survivor Québec a été plus excitante à suivre. Il n’y avait pas de banc de poissons ni de gourou pour les hypnotiser et les faire voter toujours du même côté. Merci pour ça.

Céline en coup de vent

C’est difficile de passer après NBC, CBC, le magazine People et la BBC. C’est surtout très ingrat. Qu’est-ce que Céline Dion pourrait bien révéler de nouveau dans la courte entrevue de 20 minutes qu’elle a accordée à Jean-Philippe Dion de TVA ?

PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE JEAN-PHILIPPE DION

Céline Dion pendant l’enregistrement de l’entrevue diffusée dimanche soir

L’animateur n’est pas à blâmer, ici. Parce que 20 minutes pour parler d’une maladie aussi grave pour une chanteuse, c’est tellement peu. Dans cette émission spéciale intitulée Céline brise le silence, relayée dimanche soir, la diva de Charlemagne a rappelé qu’elle souffre de spasmes vocaux depuis près de 17 ans. Les images d’un spectacle qu’elle a donné à Ottawa, en octobre 2019, le montraient bien : Céline perdait le contrôle de son instrument. La raison : le syndrome de la personne raide.

Lisez « Un documentaire sur le combat de Céline Dion contre la maladie »

La superstar de 56 ans a tout essayé pour détendre les muscles de son cou et ses cordes vocales : la vapeur, l’eucalyptus, les anti-inflammatoires, rien à faire. Les Valium « et plus encore » ont fonctionné un certain temps. « J’ai été jusqu’au maximum et au-delà de la dose acceptable, j’aurais pu arrêter de respirer, j’aurais pu mourir », a-t-elle confié.

La question que je me pose maintenant, c’est : qui est donc ce médecin qui a prescrit autant de médicaments à Céline Dion en sachant pertinemment qu’elle aurait pu ne jamais se réveiller ? C’est inacceptable et irresponsable.

Céline Dion ne veut plus mentir ou « jouer à la cachette » à propos de son état de santé. Elle fait de la physiothérapie et de l’entraînement vocal pour remonter sur scène. Où et quand ? Ça reste à déterminer.

Il y a des limites à fonctionner comme un robot et à clamer que le « show must go on », a indiqué Céline à Jean-Philippe Dion. « C’était pas correct, il aurait fallu que je vive mes deuils », a-t-elle admis dans son entretien à TVA.

Bref, Céline se reconstruit, elle prend soin d’elle et en attendant ses pas, on met la musique en sourdine, tout bas.