(Los Angeles) Britney Spears assure, dans un long message mis en ligne samedi soir sur Instagram, qu’elle ne chantera plus sur scène tant qu’elle est sous la tutelle de son père.  

Agence France-Presse

« Je ne vais pas me produire sur scène en ce moment, pas tant que mon père décide ce que je porte, ce que je dis, fais, pense », écrit la reine de la pop dans cette publication st décousue et au ton véhément.  

« J’ai fait ça pendant treize ans… J’arrête ! », ajoute-t-elle.

L’interprète de Toxic et Baby One More Time a engagé un combat pour faire lever la tutelle qui lui a été imposée en 2008 après une série de dérapages ultra-médiatisés. Le régime est principalement administré par son père Jamie.  

Se disant « traumatisée », « déprimée », Britney Spears, 39 ans, avait livré le 23 juin devant un tribunal de Los Angeles un témoignage explosif, dans lequel elle avait détaillé le contrôle exercé sur sa vie, ses amitiés, ses finances, et même ses moyens de contraception.

Elle a toutefois toujours continué à travailler, produisant trois albums au cours des treize dernières années et chantant régulièrement sur scène à Las Vegas, où elle était artiste en résidence, une expérience à laquelle elle avait mis un terme abrupt en 2019.

C’est à peu près à la même période qu’a décollé le mouvement #FreeBritney, orchestré dans la rue et sur les réseaux sociaux par une armée de fans pour la soutenir dans son combat.

PHOTO MARIO ANZUONI, ARCHIVES REUTERS

Le mouvement #FreeBritney a été orchestré dans la rue et sur les réseaux sociaux par une armée de fans pour la soutenir dans son combat.

Mercredi, l’ancienne enfant vedette a enregistré une première victoire, une juge l’autorisant à choisir son propre avocat pour se défendre dans cette procédure.

L’intérêt pour la saga judiciaire et psychiatrique de Britney Spears a été relancé récemment par la diffusion d’un documentaire, Framing Britney Spears, qui explore la dégradation de sa santé mentale et son traitement, parfois cruel, par certains médias.

Dans son post, la chanteuse révèle « ne pas avoir aimé la manière dont le documentaire fait resurgir des moments humiliants du passé ». « Ça fait longtemps que j’ai surmonté ça », assure-t-elle.