La pandémie de coronavirus fait la vie dure aux paparazzi, ces chasseurs d’images de stars photographiées à leur insu (ou pas).

André Duchesne André Duchesne
La Presse

C’est ce que rapporte le magazine The Hollywood Reporter dans une entrevue avec François Navarre, propriétaire d’une agence, X17, qui se consacre à cette activité qui fait la joie des revues à potins et leurs lecteurs.

> Lisez l’article du Hollywood Reporter

Déjà, l’industrie des paparazzi est victime des réseaux sociaux, plusieurs artistes mettant eux-mêmes en ligne des photos d’eux dans des situations où on les voit rarement ou jamais. Or, la crise actuelle ne fait qu’envenimer la situation des photographes, d’autant plus que les photos avec des masques sont devenues légions et perdent de l’intérêt.

« Les choses allaient déjà mal et le coronavirus nous donne un autre coup, reconnait M.  Navarre dans l’entrevue. Nous continuons à prendre des photos, mais ne savons pas qui va les acheter. Nous avançons dans le noir. En Europe, le marché est complètement tombé depuis un mois. »

Lorsque le journaliste du Hollywood Reporter suggère que les artistes, comme tout le monde, pratiquent la distanciation sociale, M.  Navarre répond : « Exact. Il n’y a personne dans les aéroports. Les stars au gym ? Parties. Au restaurant ? Parties ! Et personne ne sort le soir. »

Le directeur de l’agence se dit toutefois persuadé de voir l’industrie rebondir dans l’avenir. Il se félicite d’ailleurs de l’arrivée récente du prince Harry et de Meghan Markle à Los Angeles. « Pour l’instant, ils sont cachés dans un refuge. Mais ils finiront bien par en sortir. »