Rentrée bien-être dans les musées. Avec le réconfort de Nicolas Party au Musée des beaux-arts de Montréal, l’impressionnisme canadien au Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa, ou encore la Manif d’art disséminée sur de nombreux sites de Québec.

Publié le 19 février
Éric Clément
Éric Clément La Presse

MBAM

La venue de Nicolas Party au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) est l’évènement muséal de ce début d’année. L’expo de l’artiste suisse vient d’être lancée au pavillon Hornstein. Avec ses pastels, peintures, sculptures et quatre œuvres murales créées in situ. Le tout avec des œuvres du musée choisies en concordance avec le thème de l’expo, soit nos liens avec la nature. Ravissement assuré.

Par ailleurs, le musée présentera, du 1er mars au 10 juillet, Adam Pendleton : ce qu’on a fait ensemble, premier solo au Canada du jeune artiste conceptuel américain. Avec quatre tableaux monumentaux de sa série Untitled (We Are Not), sept dessins du corpus Black Dada et son film sur la danseuse d’avant-garde Yvonne Rainer.

  • Vue de l’expo de Nicolas Party

    PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

    Vue de l’expo de Nicolas Party

  • Adam Pendleton

    PHOTO SANGTAE KIM, FOURNIE PAR LE MBAM

    Adam Pendleton

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MNBAQ

Le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) participe à la 10e Manif d’art – Biennale de Québec qui se tient dans la Vieille Capitale jusqu’au 24 avril. Sur le thème Les illusions sont réelles, il présente une centaine d’œuvres qui abordent des enjeux sociopolitiques actuels.

Parmi les artistes exposés, notons les Canadiens Michel de Broin, Nicolas Baier, Karen Tam, Maskull Laserre, Annie Baillargeon ou Karine Payette et, de l’extérieur, Pierre Huyghe (France), Tony Tasset (États-Unis) et Gabriel Lester (Pays-Bas).

En parallèle, le MNBAQ proposera, dès jeudi, Les énergies latentes. Paul-Émile Borduas au présent. La donation de Michael J. Audain et Yoshiko Karasawa, une expo centrée sur le don de tableaux de Borduas, avec des œuvres de Riopelle, de Dominique Blain, de Nadia Myre, de Michel Campeau, d’Alain Paiement et de Michaëlle Sergile.

  • Conscience (détail), 2018, Maskull Lasserre, acier, aimant, câble, 30 cm x 46 cm x 610 cm (dimensions variables)

    PHOTO FOURNIE PAR LE MNBAQ

    Conscience (détail), 2018, Maskull Lasserre, acier, aimant, câble, 30 cm x 46 cm x 610 cm (dimensions variables)

  • Sans titre, 1957, Paul-Émile Borduas, huile sur toile, 73 cm x 60 cm. Collection MNBAQ. Don de Michael Audain et Yoshiko Karasawa.

    PHOTO DENIS LEGENDRE, MNBAQ

    Sans titre, 1957, Paul-Émile Borduas, huile sur toile, 73 cm x 60 cm. Collection MNBAQ. Don de Michael Audain et Yoshiko Karasawa.

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MBAC

Le Canada et l’impressionnisme. Nouveaux horizons est la grande expo de la rentrée du Musée des beaux-arts du Canada (MBAC). Elle a déjà été présentée au Kunsthalle de Munich, à la Fondation de l’Hermitage, à Lausanne et au musée Fabre à Montpellier. Elle donne accès à une centaine d’œuvres de 36 Canadiens qui ont flirté avec l’impressionnisme, dont Maurice Cullen, Clarence Gagnon, Helen McNicoll, Marc-Aurèle de Foy Suzor Côté ou encore Emily Carr. Jusqu’au 12 juin.

PHOTO IDRA LABRIE, MNBAQ, FOURNIE PAR LE MBAC

Septembre ensoleillé, 1913, Helen McNicoll, huile sur toile, 92 cm x 107,5 cm. Collection Pierre Lassonde.

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MAC

Au Musée d’art contemporain de Montréal (MAC), temporairement installé à la Place Ville Marie, l’expo Contagion de la terreur, sur les dégâts du logiciel israélien Pegasus, s’achèvera le 12 avril. Puis, le 18 mai, le MAC proposera une expo immersive tout aussi mordante de la vidéaste new-yorkaise Mika Rottenberg. Avec ses vidéos NoNoseKnows (2015), Cosmic Generator (2017) et Spaghetti Blockchain (2019).

PHOTO MIKA ROTTENBERG, FOURNIE PAR LE MAC

Cosmic Generator (arrêt sur image), 2017, Mika Rottenberg, installation vidéo, 26 min 36 s

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Musée McCord

Le McCord soufflera ses 100 bougies cette année. Avec, entre autres, des expos axées sur la diversité. Jusqu’au 18 septembre, il fait une grande place à la photographie queer avec le premier solo muséal de JJ Levine, photographe montréalais trans qui met en scène ses amis queers dans leur quotidien.

Dès le 25 mars, le musée accueillera l’Inuit Niap en résidence. Elle s’est inspirée d’objets de la collection du McCord pour créer des installations. À noter que l’expo Parachute sur la mode subversive des années 80 s’achèvera le 24 avril.

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

JJ Levine, au musée McCord

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Musée d’art de Joliette

Le Musée d’art de Joliette (MAJ) propose jusqu’au 15 mai, Dessiller : s’ouvrir au hors-champ. Avec des œuvres qui défient les conventions, signées notamment Lorna Bauer, Marie-Claire Blais, Nadège Grebmeier Forget ou encore Tau Lewis. Le musée expose aussi des toiles de l’Ontarien Derek Liddington et a installé trois œuvres du duo albertain DaveandJenn, une installation vidéo et sonore, Le chant de la forêt, une peinture et un diptyque vidéo. L’installation adopte un langage exotique inspiré de la peinture hollandaise du XVIIsiècle. Une réflexion sur l’activité humaine et ses conséquences sur la nature.

  • Vue de l’installation Le chant de la forêt, du duo DaveandJenn

    PHOTO FOURNIE PAR LE MAJ

    Vue de l’installation Le chant de la forêt, du duo DaveandJenn

  • Opus (The Ovule), 2021, Tau Lewis. Courtoisie de l’artiste et de la Night Gallery, Los Angeles.

    PHOTO NICK MASSEY, FOURNIE PAR LE MAJ

    Opus (The Ovule), 2021, Tau Lewis. Courtoisie de l’artiste et de la Night Gallery, Los Angeles.

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Pointe-à-Callière

Après Place au cirque !, qui s’achève le 6 mars, la Citée d’archéologie et d’histoire de Montréal présentera Vikings – Dragons des mers du Nord, dès le 14 avril. Une expo sur les Vikings avec 650 objets du Musée national du Danemark. Comme c’était le cas pour Reines d’Égypte en 2018, Ubisoft accompagne le musée dans cette présentation avec des images et des vidéos tirées du jeu Assassin’s Creed Valhalla.

PHOTO JOHN LEE, FOURNIE PAR LE MUSÉE DE POINTE-À-CALLIÈRE

Ce harnais viking en bronze et or sur bois était porté sur le dos d’un cheval. Aux extrémités, les motifs représentent des loups qui hurlent ou des dragons.

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Château Ramezay

Ramezay proposera dans quelques semaines deux nouvelles expos. Mondes inuit – La collection Saladin d’Anglure, une immersion dans l’univers des Inuit sous l’œil de l’anthropologue Bernard Saladin d’Anglure. Une expo de l’Université Laval. Et Leçons de l’Arctique, sur l’explorateur norvégien Roald Amundsen, premier Blanc à avoir traversé le passage du Nord-Ouest et à avoir atteint le pôle Sud. Exploit facilité par ses connaissances acquises au contact des Inuit. Les dates sont à confirmer sur le site du musée.

PHOTO FOURNIE PAR LE CHÂTEAU RAMEZAY

Chamane (angakkuq) et son tambour (qilaut), 1982, Iglulik (Nunavut), os de baleine, andouiller de caribou et pierre

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Musée de la civilisation

À Québec, le Musée de la civilisation (MCQ) présente Vast Body. Mouvements infinis, une installation interactive sur le mouvement, signée Caroline Robert et Vincent Morisset. Puis, dès le 5 avril, avec l’expo Eeyou Istchee : une invitation à vivre le territoire, le musée permettra au visiteur de passer une journée avec des Cris de Waswanipi lors de la traditionnelle chasse à l’oie printanière, le Goosse Break. Avec des images tournées en 360 degrés. Jusqu’en février 2023.

PHOTO IAN SAGANASH/LA BOÎTE ROUGE VIF, FOURNIE PAR LE MCQ

Une image en 360 degrés de l’exposition Eeyou Istchee : une invitation à vivre le territoire

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Musée des beaux-arts de Sherbrooke

À Sherbrooke, le Musée des beaux-arts de Sherbrooke (MBAS) a deux expos en ce début d’année. Rita Letendre. Lignes de force provient du Musée du Bas-Saint-Laurent et présente une trentaine d’œuvres créées par Rita Letendre entre 1953 et 1980. Destinée à de jeunes amateurs d’art, L’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours est réalisée en collaboration avec l’organisme Musée ambulant. Le public est accueilli par Bruce l’ours, une œuvre de Paryse Martin qui guide les enfants au cœur d’un parcours fantastique dont le visiteur est le héros. Avec des œuvres signées Ludovic Boney, Serge Lemoyne, Guido Molinari, Fernand Toupin et Armand Vaillancourt.

  • Now, 1967, Rita Letendre, Sérigraphie, 51 cm x 70,5 cm. Collection Musée du Bas-Saint-Laurent.

    PHOTO MBSL, FOURNIE PAR LE MBAS

    Now, 1967, Rita Letendre, Sérigraphie, 51 cm x 70,5 cm. Collection Musée du Bas-Saint-Laurent.

  • Vue de l’exposition L’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours

    PHOTO FRANÇOIS LAFRANCE, FOURNIE PAR LE MBAS

    Vue de l’exposition L’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours

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