Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) a annoncé, mardi, l’acquisition d’une œuvre phare de James Ensor (1860-1949), Les toits d’Ostende. L’huile sur toile, qui date de 1885, occupe selon le musée une place de choix dans le corpus du peintre belge.

Publié le 18 janvier
Éric Clément
Éric Clément La Presse

Membre fondateur du cercle artistique d’avant-garde Les XX et devenu baron en 1929, James Ensor était un peintre, graveur et anarchiste belge qui a vécu presque toute sa vie à Ostende. Cette peinture, Les toits d’Ostende, donnée par les collectionneurs montréalais Carolyne Barnwell et Pierre Bourgie, représente une vue sur la ville depuis son atelier. Il s’agit d’une des œuvres les plus célèbres d’Ensor, selon le MBAM, « comme en témoigne son inclusion dans les grandes rétrospectives consacrées à l’artiste. »

« La toile montre l’ascendant qu’exerçait sur lui le peintre anglais William Turner par son tumulte chromatique et ses effets de brume marine, indique le musée par voie de communiqué. Après avoir embrassé l’impressionnisme, qui se voulait une méthode de reproduction fidèle du réel, l’artiste se tourne vers le symbolisme, une évolution perceptible ici dans la manière dont la lumière transcende le sujet. »

Accroché au musée dans ses galeries d’art européen du XlXe et XXsiècle depuis septembre dernier, le tableau s’ajoute aux quatre estampes d’Ensor que possède déjà le MBAM. « L’acquisition de cette toile magistrale de James Ensor, l’un des peintres les plus originaux et les plus accomplis de son époque, confirme le rôle prééminent de notre institution au Canada dans la représentation des grands moments de la créativité artistique mondiale », affirme Stéphane Aquin, directeur général du MBAM.