Que seraient devenues Cendrillon et Blanche-Neige si elles avaient encore été parmi nous ? C’est la question que s’est posée le photographe montréalais Bertrand Exertier, en imaginant non seulement la scène, mais en confiant aussi les rôles de personnages de Disney à des vedettes québécoises bien connues. Croquées depuis l’automne dernier à Montréal, les premières photos du projet font un tabac depuis une semaine sur le compte Instagram du jeune photographe.

Publié le 14 janvier
Pierre-Marc Durivage
Pierre-Marc Durivage La Presse

« Ce projet représente l’ADN que je veux donner à mes photos, c’est-à-dire faire ressortir l’extraordinaire de l’ordinaire », explique le photographe de 32 ans, qui dit s’être inspiré d’une photo de 2017 où l’on voit Céline Dion mangeant un hot-dog en robe de bal après le Met Gala. Profitant du fait qu’il a côtoyé de nombreuses vedettes québécoises alors qu’il travaillait comme recherchiste dans plusieurs émissions de variétés, il a suggéré à Véronique Cloutier de faire une photo semblable dans un dépanneur après le récent gala des prix Gémeaux.

L’animatrice a accepté sur-le-champ. « Bertrand connaît le métier, il est super discret et il travaille rapidement, ce qui le rend très habile pour nous contacter. Cela explique aussi pourquoi il a d’aussi beaux noms dans son projet, soutient la productrice. Il travaille vite et bien, et il a vraiment un talent pour présenter les choses autrement, même si c’est en toute simplicité. Aussi, il est d’une réelle gentillesse et il est super attachant ! »

PHOTO FOURNIE PAR BERTRAND EXERTIER

La plus récente photo de la série, dévoilée en primeur, est celle de Mariana Mazza dans le rôle de Jasmine, du film Aladdin.

Ce sont donc 13 vedettes qui ont accepté de prendre la pose en campant le rôle actualisé d’un personnage de Disney. Jusqu’à maintenant, on a donc vu Véro en Cendrillon dans le métro, Stéphane Rousseau en Prince Charmant toujours déçu de s’être fait larguer à minuit, Ariane Moffatt en Fée Marraine devenue propriétaire d’une boutique de chaussures, Sonia Benezra en Anita Darling ayant redressé les affaires de Cruella de Vil, Marie-Ève Janvier en Blanche-Neige à l’épicerie et Mariana Mazza en Jasmine dans une boutique de tapis.

Je suis amateur de Disney depuis que je suis tout petit, j’allais voir tous les films, j’ai baigné dans cet univers-là. Et rendre l’ordinaire extraordinaire, c’est aussi ce qui définit Disney.

Bertrand Exertier, photographe

Une affection partagée par les vedettes qu’il a contactées.

« C’est très drôle parce que moi, je suis comédienne de formation, et mon premier rôle à vie a été celui de Blanche-Neige à l’école secondaire, nous confie de son côté Sonia Benezra. Quand Bertrand m’a parlé du projet, je lui ai donc tout de suite dit que je voulais être Blanche-Neige. Malheureusement, il m’a indiqué qu’il avait déjà pensé à Marie-Ève Janvier pour ce rôle. Mais j’ai bien aimé faire Anita Darling, elle a un côté très glamour que j’adore. Je trouve d’ailleurs qu’il manque beaucoup de glamour de nos jours. Le glamour nous permet de rêver ! »

PHOTO FOURNIE PAR BERTRAND EXERTIER

Sonia Benezra en Anita Darling devant le Ritz, fière d’avoir repris les affaires de son ancienne patronne Cruella de Vil.

Même son de clochette du côté de Véronique Cloutier : « Je suis une fan finie de Disney depuis toujours, c’est aussi une passion familiale, alors quand Bertrand m’a dit qu’il voulait commencer sa série avec moi en Cendrillon, j’ai été enchantée », soutient l’animatrice et actrice.

Cendrillon, ce n’est pas un pichou, même si elle n’est pas assez féministe à mon goût ! Mais justement, j’ai porté du rose à la place de sa traditionnelle robe bleue, ce qui montre une Cendrillon qui fait à sa tête !

Véronique Cloutier

Bertrand Exertier, qui planifie dans les détails chacune de ses séances photo, suggère en effet aux vedettes un vêtement qu’elles ont déjà porté – dans le cas de Véronique Cloutier, il s’agissait de sa robe portée au gala Artis de 2012. Le travail du jeune photographe est donc à des années-lumière des grands shootings, les séances ne prenant généralement pas plus de 15 minutes, ce qui apporte une rafraîchissante spontanéité aux clichés.

Une caractéristique qui se retrouvera dans ses projets à venir. « Je vois cette série de photos comme le début d’une trilogie, affirme-t-il. Je voudrais suivre avec quelque chose de plus ambitieux à propos de l’impact des changements climatiques et qui serait destiné à un magazine, alors que le troisième volet se déroulerait à Paris, New York et Montréal. Pas du Disney, cette fois, mais encore une fois en suivant le thème de l’extraordinaire dans l’ordinaire. »

Consultez le compte Instagram de Bertrand Exertier