La Ville de Laval a déployé 30 images d’œuvres d’art dans le secteur de la station de métro Montmorency. Sur les quais, dans les couloirs du métro, mais aussi sur les abribus et un panneau publicitaire. Zoom Art est un commissariat de Geneviève Goyer-Ouimette, conservatrice à la Ville de Laval, autour du thème du « réalisme magique ».

Éric Clément
Éric Clément La Presse

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Sur le boulevard de la Concorde O., à l’intersection du boulevard de l’Avenir, Geneviève Goyer-Ouimette a fait installer Domaine de l’angle I, une photographie d’une installation que le collectif BGL avait aménagée dans une érablière. L’image avait été réalisée pour l’album La forêt des mal-aimés, de Pierre Lapointe.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Près de la billetterie de la station de métro ont été placées deux photographies de Moridja Kitenge Banza. La première, Authentique no 1, a déjà été exposée au Musée des beaux-arts de Montréal. Les œuvres mettent en scène l’artiste d’origine congolaise dans sa cour arrière, à Montréal, devant un tissu africain, durant deux saisons. Un travail sur l’authenticité et la mixité culturelle, mais aussi un clin d’œil au colonialisme et à la politique africaine.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Deux photographies du Québécois Francis O’Shaughnessy près du quai du métro. Des images prises dans une mine désaffectée de l’Alsace, avec des étudiants participant à des mises en scène mystérieuses.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Le jour, le soleil, la nuit, l’abyme, les étoiles est à l’origine un fusain sur papier de Véronique La Perrière M. L’image traduit le souci de l’artiste de mettre le doigt sur la fragilité de l’existence. Avec son style si délicat et son talent immense à réaliser des dessins à la fois doux et profonds, avec une économie de teintes et beaucoup de finesse.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

L’artiste Karine Payette devant ses photographies étranges dans lesquelles un être humain semble en totale symbiose avec un animal domestiqué. La série Entre nous se questionne sur notre rapport de force avec les autres espèces animales.

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Entre nous III, une des trois photographies de Karine Payette exposées au métro Montmorency. Avec l’étonnante « contamination visuelle » entre la peau de la maîtresse et les plumes de l’oiseau.

PHOTO PAUL LITHERLAND, FOURNIE PAR LA VILLE DE LAVAL

The Origin of the Family, Private Property, and the State (ladder and boots) est une photographie de l’artiste originaire de Québec Samuel Roy-Bois. Installé en Colombie-Britannique, il réalise des sculptures éphémères et originales avec des objets du quotidien.

PHOTO PAUL LITHERLAND, FOURNIE PAR LA VILLE DE LAVAL

Marché a été prise en Haïti par Josué Azor en 2013. On voit dans la photographie l’artiste montréalais d’origine haïtienne Manuel Mathieu portant une tête de poupée vaudou. « Avec cette tête, il devient maître de lui-même et s’insère dans la culture haïtienne en se l’appropriant totalement », explique Geneviève Goyer-Ouimette.

PHOTO PAUL LITHERLAND, FOURNIE PAR LA VILLE DE LAVAL

Deux photographies de la Québécoise d’origine japonaise Véronique Sunatori, établie à Toronto. Des images empreintes de poésie orientale qui représentent des lunes tombées du ciel et échouées dans des escaliers.

PHOTO PAUL LITHERLAND, FOURNIE PAR LA VILLE DE LAVAL

Cocons somatiques et Tête lumineuse n3 sont deux œuvres de Manon De Pauw… ancienne étudiante du collège Montmorency ! Il s’agit de mises en scène lumineuses, des performances avec des objets de papier éclairés qui donnent de beaux effets. Manon De Pauw enseigne à l’UQAM où elle a fondé le Labo Lumière.

PHOTO PAUL LITHERLAND, FOURNIE PAR LA VILLE DE LAVAL

Deux usagers du métro regardent deux photographies, Papillons, soucis et allergies (à gauche) et Fille lampe, à droite, de l’artiste Claudie Gagnon. Des images étranges générant une impression d’univers merveilleux.