Directrice des expositions et du développement des technologies au Musée de Pointe-à-Callière (PAC) depuis 2016, Anne Élisabeth Thibault succédera en janvier à Francine Lelièvre à la tête du musée montréalais d’histoire et d’archéologie.

Éric Clément Éric Clément
La Presse

Le conseil d’administration du musée en a fait l’annonce jeudi. Historienne de l’art, Anne Élisabeth Thibault possède plus de 20 ans d’expérience à la direction et au développement de projets et d’organisations dans le domaine muséal, du multimédia et des nouvelles technologies. Avant Pointe-à-Callière, elle était productrice chez Moment Factory (de 2014 à 2016) où elle avait notamment supervisé la création de parcours lumineux en forêt dont le premier de la série Foresta Lumina.

PHOTO FOURNIE PAR LE MUSÉE POINTE-À-CALLIÈRE

Anne Élisabeth Thibault, mercredi, au Musée de Pointe-à-Callière, dans le Vieux-Port de Montréal.

Mme Thibault a été impliquée dans le développement international des expositions, notamment la tournée nord-américaine de l’exposition Reines d’Égypte qui a permis au musée de Pointe-à-Callière de rayonner aux États-Unis. « Je suis honorée de la confiance manifestée par le conseil d’administration, a déclaré Mme Thibault par voie de communiqué. Depuis quelques années, je suis aux premières loges de la croissance et de l’épanouissement de Pointe-à-Callière. Maintenant que s’ouvre à moi l’opportunité de guider le musée vers l’avenir, de m’assurer qu’il continue à s’imposer parmi les plus grands musées montréalais, je souhaite relever ce défi, en adéquation avec mon attachement à cette institution et à Montréal. »

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Vue de l’exposition Reines d’Égypte, présentée au Musée de Pointe-à-Callière en 2018.

Mme Thibault compte poursuivre la croissance de l’institution, de ses collections et de ses médiations, une de ses priorités étant le développement de la phase trois du projet d’agrandissement de la cité d’archéologie et d’histoire de Montréal.

Née en 1946, Francine Lelièvre occupait le poste de directrice générale de Pointe-à-Callière depuis l’ouverture du musée en 1992. Après avoir obtenu un diplôme de baccalauréat en pédagogie à l’Université de Montréal en 1968, Mme Lelièvre avait obtenu une licence en histoire à la même université l’année suivante. Elle a enseigné l’histoire au Cégep de la Gaspésie et à l’Université du Québec à Rimouski entre 1968 et 1973, année où elle a intégré Parcs Canada. Elle y est restée jusqu’en 1986.

PHOTO ROBERT SKINNER,

La directrice générale et fondatrice du Musée de Pointe-à-Callière Francine Lelièvre quittera l’institution à la fin de l’année.

Alors qu’elle dirigeait l’entreprise Processus, spécialisée dans les services-conseils en muséologie, elle se voit confier, en 1989, le mandat de concevoir et d’implanter un musée d’histoire et d’archéologie à Montréal. Le Musée de Pointe-à-Callière est inauguré trois ans plus tard, à l’occasion du 350e anniversaire de Montréal. Devenu de plus en plus populaire, le musée a été très dynamique ces dernières années, Francine Lelièvre ayant toujours eu beaucoup d’ambition pour Pointe-à-Callière.

Mme Lelièvre devait au départ rester au musée jusqu’en 2022 pour marquer les 30 ans du musée, mais elle réfléchissait depuis deux ans à passer le flambeau à quelqu’un de plus jeune. Elle disait toutefois ne pas vouloir le faire n’importe comment. La dernière année l’a convaincue que c’était le bon moment pour tirer sa révérence.