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Une exposition présentée dans quatre cités d'Auguste

Rome, Amsterdam, Alexandrie et Sarajevo: ces quatre cités «aux points cardinaux... (Photo: AFP)

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Agence France-Presse
Rome

Rome, Amsterdam, Alexandrie et Sarajevo: ces quatre cités «aux points cardinaux de l'empire d'Auguste», mort il y a 2000 ans, accueillent une seule et même exposition permettant d'accéder aux «clés» du règne du premier empereur romain.

L'exposition Keys to Rome, la ville d'Auguste s'ouvre simultanément mercredi, jour anniversaire d'Auguste, au sein du complexe des Forums impériaux des marchés de Trajan à Rome, à la Bibliothèque d'Alexandrie en Égypte, au musée Allard Pierson d'Amsterdam et dans la bibliothèque de l'Hôtel de ville de Sarajevo.

À travers un «itinéraire virtuel» et grâce à des films en 3D, des tablettes tactiles, des applications pour smartphone, des interactions corps/écran, le visiteur de l'exposition déambule à la découverte des infrastructures et monuments laissés par Auguste.

«Il s'agit d'une expérimentation unique en son genre», se félicitent les organisateurs, regroupés au sein d'un réseau européen de musées «virtuels», V-Must, en coordination avec le Conseil national italien de la Recherche.

«Ces quatre villes situées aux point cardinaux de l'Empire permettent d'accéder, de façon symbolique, à toute la connaissance actuelle sur la Rome antique», a expliqué à la presse le surintendant de Rome aux biens culturels, Claudio Parisi Presicce.

Caius Octavius, qui a décidé à 19 ans de prendre le pouvoir après la mort de son père adoptif et grand-oncle Jules César avant de devenir «princeps» puis «Augustus», a été le premier des empereurs romains mais surtout «le premier à vouloir unifier les peuples d'Europe».

Mort à 75 ans, en 14 après J.-C., au terme d'un long règne au cours duquel il «concentrait en ses mains tous les pouvoirs», Auguste «a inventé le modèle européen», assure M. Presicce.

Cette exposition, la dernière d'une série d'événements célébrant les 2000 ans de la mort de l'empereur, est «dédiée tout particulièrement aux jeunes, pour établir un pont entre le passé et l'avenir», ajoute pour sa part l'adjointe à la culture du maire de Rome, Giovanna Marinelli.

Les visiteurs sont ainsi invités à suivre les pas de Gaïus, un vieux marchand, et de son petit-fils Marcus, qui doivent «retrouver des objets appartenant à leur famille et en découvrir les secrets, en usant des «clés de Rome»».

L'exposition s'ouvre sur un plan géant de la Rome actuelle, tiré de Google Map, que l'on foule et sur lequel s'incrustent une soixantaine de monuments de l'époque augustéenne: Forum d'Auguste, Ara Pacis, théâtre de Marcellus...

Ce parcours, qui veut recréer celui que faisaient au quotidien les contemporains d'Auguste, est détaillé sur des tablettes tactiles, des «bustes parlants» - dont celui de Livie, le grand amour d'Auguste - et des petits films.

Un jeu utilisant la technologie Kinect (qui relie le visiteur à un personnage sur écran, le faisant bouger selon les propres mouvements de son corps) permet de participer à une «chasse au trésor en 3D» centrée sur des objets trouvés dans le Phare d'Alexandrie ou au Colisée.

Dans une autre salle, le visiteur peut «colorer» virtuellement de leurs teintes vives et originales des morceaux de temples, de frises, de bas-reliefs, et ce, afin de tordre le cou à l'idée que les monuments antiques en marbre étaient tout blancs.

Keys to Rome, exposition visible à Rome, Alexandrie, Sarajevo et Amsterdam, du 23 septembre 2014 au 10 mai 2015.




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