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Les trésors de Napoléon: tout sur Bonaparte... ou presque

Un des 160 chapeaux de l'empereur. Celui-ci est... (Photo: André Pichette, La Presse)

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Un des 160 chapeaux de l'empereur. Celui-ci est un modèle en feutre créé par le chapelier Poupard en 1805.

Photo: André Pichette, La Presse

La crypte de la basilique Notre-Dame présente jusqu'au 1er septembre Les trésors de Napoléon, une exposition de 350 objets du collectionneur français Pierre-Jean Chalençon ainsi que quelques pièces appartenant au sénateur Serge Joyal.

Les passionnés de Napoléon Bonaparte (1769-1821), militaire puis empereur des Français, trouveront leur compte dans cette exposition présentée durant tout l'été à la basilique Notre-Dame. Le collectionneur Pierre-Jean Chalençon et son assistant au commissariat Tarik Bougherira ont choisi de présenter les pièces selon cinq thèmes: Napoléon, l'homme; Joséphine et le couronnement; Marie-Louise et le roi de Rome; Napoléon et sa famille; et enfin Les arts à la cour de Napoléon. Chaque zone correspond à une couleur de mur différente, la crypte de la basilique ayant été «royalement» rénovée pour la circonstance.

Dans le premier segment, on est accueilli par la sculpture en bronze doré de l'empereur représenté assis devant son bureau des Tuileries, une oeuvre magnifiquement conservée d'Antoine Mouton et datant de 1809. Tout près, une carte de l'Europe en 1812 ayant, semble-t-il, appartenu à Napoléon. Elle permet de consulter la géographie européenne de l'époque. À côté, une peinture du baron Antoine-Jean Gros, Le premier consul Bonaparte, datant de 1802, avait été exécutée à partir d'études et non d'une pose de l'homme politique.

Non loin, on peut admirer une étude préparatoire de Bonaparte franchissant les Alpes réalisée par Jean-Baptiste Mauzaisse, l'original grand format de son maître, Jacques-Louis David, se trouvant à Versailles. Ensuite, on ne ratera pas un des 160 chapeaux de l'empereur. Celui-ci est un modèle d'été en feutre créé par le chapelier Poupard en 1805.

Puis, on remarquera la montre à gousset de Napoléon en or jaune, émail et perles, frappée du «N» impérial. La montre et la plupart des objets de joaillerie de la famille impériale ont été créés par la maison Étienne Nitot et fils qui deviendra plus tard Chaumet, la toujours célèbre maison de joaillerie de Paris.

On peut aussi observer la Légion d'honneur que Napoléon avait créée pour honorer les personnalités méritantes, à commencer par lui-même! Ainsi que ses armoiries en bronze qui permettaient de marquer les livres de la bibliothèque impériale.

Une gravure de 1797 de Pierre-Michel Alix à partir d'une peinture d'Andrea Appiani nous montre le général Bonaparte à l'âge de 28 ans, les cheveux longs et le regard déterminé alors qu'il mène une campagne militaire en Italie. Le lit pliant qu'il utilisait permet de confirmer qu'il n'était pas très grand (1,68 m).

Des objets de la famille

La deuxième partie de l'exposition présente des objets de la famille napoléonienne ou de cette époque, notamment un portrait de Joséphine, première épouse de l'empereur, avec ses parures et sa bouche en cul de poule. «On peut penser qu'elle a l'air pincé, mais en fait, elle avait de très mauvaises dents à cause du sucre qu'elle avait consommé durant son enfance en Martinique», explique M. Bougherira.

Tout près brillent deux grands pique-cierges et une crosse d'évêque de la collection de Serge Joyal, ainsi que des assiettes aux armes de Joséphine et d'Eugène, le fils de cette dernière. La collection comprend également un portfolio de Joséphine contenant les papiers qui annulaient son mariage avec Napoléon en 1809.

Plus loin, une vitrine expose une boîte de jeu de loto ayant, semble-t-il, appartenu à Napoléon. «Il était très mauvais joueur», dit Tarik Bougherira. Mais aussi... une brosse à dents de la reine Hortense, fille de Joséphine qui s'était mariée à Louis Bonaparte, le frère de Napoléon, ainsi qu'un broc à eau et une bassine de la famille impériale provenant de la Manufacture de Sèvres.

Il y a également des oeuvres qui évoquent la vie politique de l'époque telle cette oeuvre sur papier de Jean-Baptiste Isabey qui montre Bonaparte parcourant les usines de coton de Rouen et rencontrant les travailleurs. «C'était la première fois en France qu'un chef d'État visitait une activité industrielle pour montrer son intérêt pour le développement économique de son pays», ajoute M. Bougherira.

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À la crypte de la basilique Notre-Dame jusqu'au 1er septembre.




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