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Oeuvres au CRCHUM: cinq chercheurs d'art... et de sens

Les jeux de ficelles, de Pierre Bourgault, fait... (Photo: Alain Roberge, La Presse)

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Les jeux de ficelles, de Pierre Bourgault, fait partie des cinq oeuvres qui ont été idéalement intégrées aux lignes structurales des deux nouveaux pavillons du CRCHUM.

Photo: Alain Roberge, La Presse

Construit à l'angle des rues Viger et Saint-Denis, le nouvel édifice du Centre de recherche du CHUM s'est donné une âme en accueillant cinq oeuvres d'art à la fois poétiques et d'envergure signées Michel Goulet, Pierre Bourgault, Alain Paiement, François Vincent et Laura Santini.

Vernies récemment, quatre oeuvres ont été réalisées au Centre de recherche du CHUM (CRCHUM) dans le cadre du 1 % - qui consiste à allouer 1 % du budget de construction d'un édifice public à la création d'oeuvres d'art pour ce lieu. La cinquième, de la sculptrice Laura Santini, a été donnée au CRCHUM par la fondation Luigi Liberatore.

Si rien n'est jamais acquis pour marier art et architecture, il reste qu'au CRCHUM, les cinq oeuvres ont été idéalement intégrées aux lignes structurales des deux nouveaux pavillons que l'on doit aux cabinets d'architectes NFOE et Associés, Menkès Shooner Dagenais LeTourneux, Lemay et Associés, Jodoin Lamarre Pratte architectes ainsi que Parkin Architects.

Créée par Pierre Bourgault et installée devant l'entrée du CRCHUM, l'oeuvre Les jeux de ficelles est la plus imposante. La sculpture de 5,2 m de hauteur tire son inspiration de l'arayak, un jeu traditionnel inuit de manipulation de ficelles. La sculpture en aluminium brossé comprend quatre boucles soudées entre elles.

«J'ai dû négocier des arrangements techniques pour en arriver à cette sculpture qui récite une histoire d'une culture menacée, dit Pierre Bourgault. On peut voir le geste du jeu dans la sculpture avec la place des doigts.»

Premiers arrivants, de François Vincent, est une peinture à l'huile en 15 panneaux vissés sur des montants de frêne. Les 15 dessins - entre l'abstrait et l'organique - sont une sorte d'inventaire réconfortant de coquilles, cocons ou gélules. «Cela peut aussi faire penser à des masques, dit M. Vincent. Il y a aussi un côté primitif.» L'oeuvre a été placée près des ascenseurs de la Tour R et de la façade vitrée qui donne rue Viger.

Corridor vers le métro

Jardins et jardiniers du monde deviendra très vite une oeuvre notoire du CRCHUM. L'oeuvre lumineuse de Michel Goulet recouvre sur 30 m un mur du corridor creusé entre la station de métro Champ-de-Mars et le centre de recherche.

Il s'agit d'un écran constitué de 17 panneaux en aluminium sur lesquels ont été gravés 60 000 prénoms de toutes les langues du monde. Un hommage aux chercheurs qui travailleront dans cet édifice et que Michel Goulet (absent au vernissage à cause d'un travail en cours en Europe) considère comme des jardiniers «qui s'occupent des autres».

Les prénoms sont éclairés par un millier de lampes, les couleurs variant selon la fréquentation du corridor. L'installation s'accompagne d'une chaise «Goulet» et d'une fausse porte encastrée dans le mur en face, «derrière laquelle il y a tous les secrets», dit l'artiste.

Séquençage artistique

Décorative, l'oeuvre d'Alain Paiement, Tessallations sans fin, est très différente de ce que le photographe-chercheur a créé ces dernières années. Comme le titre l'indique, il s'agit d'une répétition de motifs exprimée sur deux murales d'une quarantaine de sections, l'une au pavillon S et l'autre au pavillon R.

Illustrant avec art le séquençage génomique, l'oeuvre renvoie à la vocation de recherche des lieux. Alain Paiement a associé - dans un efficace fondu enchaîné latéral - des symboles géométriques, des motifs chinois et d'art islamique, des tonalités de tissus africains et même des flocons de neige. «Pour montrer que tout est relié dans la matière constituante de la vie, dit Alain Paiement. Toute chose est permutable ou transmutable.»

Enfin, l'oeuvre Xtinct de Laura Santini a été installée à l'entrée du pavillon S. De la forme d'un ours couché sur le ventre, elle est constituée de 2500 coquilles d'huître accrochées à un treillis d'acier. Elle renferme du coton, des feuilles, des branches, du papier et de la laine pour donner une forme à cet ursidé en voie de disparition... tout comme l'huître. Elle est donc une ode à la protection des espèces et à une plus grande responsabilité des citoyens et des entreprises vis-à-vis de la planète.




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