Après avoir travaillé pendant 20 ans pour la manufacture de pièces hydrauliques de son père, François Morin a décidé de devenir consultant en développement organisationnel et... collectionneur d'art.

Mis à jour le 28 mai 2011
Éric Clément LA PRESSE

«J'ai étudié en histoire de l'art et fait un DEC en littérature avant de me lancer en affaires, dit-il. Ce goût de collectionner arrive à un moment de ma vie où j'ai envie de m'entourer de choses qui me ressemblent. Je veux me créer un nouvel espace.»

À 46 ans, François Morin n'a pas encore acheté d'oeuvres d'art. Il a décidé de se faire aider.

«J'ai beaucoup lu sur le sujet, confie-t-il. Je suis allé au Toronto Art Fair et j'ai eu une formation chez Sotheby's, à New York. J'ai rencontré aussi le collectionneur Matthieu Gauvin et je lui ai demandé de me montrer les bases, car j'avais des craintes. Aller dans une galerie, c'est impressionnant au début.»

Comme pour tout collectionneur, le démarrage n'est pas facile. L'univers semble tellement large et complexe qu'on ne sait pas par où commencer. «Matthieu Gauvin m'a parlé du marché secondaire et des artistes solides. Il m'a parlé de l'avant-garde et des artistes émergents et il m'a conseillé de faire un mélange des trois dans ma collection.»

François Morin est attiré par les peintres contemporains montréalais. «Je ne cherche pas vraiment un artiste en particulier, dit-il, mais plus un esthétisme, une émotion, une profondeur. Si la peinture me touche, ça part de là. Les peintures sont pour moi des paroles. Il faut qu'elles me racontent des choses, qu'elles me parlent.»