Une exposition portant sur l'histoire des pirates, corsaires et flibustiers qui ont déjà fait la pluie et le beau temps à d'autres époques sur des eaux parfois plus près qu'on ne pourrait le croire, s'installe dans le Vieux-port de Montréal, au Musée Pointe-à Callière.

LA PRESSE CANADIENNE

Jusqu'au 3 janvier prochain, le musée d'archéologie et d'histoire de Montréal dévoile, pour toute la famille, les secrets de ces aventuriers hors-la-loi qui ont sillonné les eaux de la côte Est de l'Amérique du Nord et des Caraïbes, entre le XVIe et le XIXe siècle.

En arrivant dans le musée, les visiteurs sont d'abord invités à monter à bord du Pointe-à-Corsaire. En fait, on monte sur un pont de navire, dans la salle temporaire, un travail qui n'a pas été facile pour les concepteurs.

L'exposition nous permet d'en savoir plus sur l'intérieur du bateau comme la cuisine, le «coin des hommes», la place du chirurgien-apothicaire et l'arsenal, notamment.

Les gens pourront aussi avoir le «privilège» d'entrer dans la cabine du capitaine, fier de montrer son butin, composé de 165 objets du XVIe au XIXe siècle, témoignant de la vie des pirates.

Francine Lelièvre, directrice générale de Pointe-à-Callière, affirme que le dossier de la piraterie en Amérique est méconnu dans notre histoire. Elle signale entre autres que les corsaires étaient engagés par l'Etat pour détrousser la cargaison des ennemis.

L'exposition devrait donc satisfaire ceux et celles qui veulent connaître les aventures de ces hommes des mers qui ont profité d'un nouveau contexte, le commerce entre les divers continents, à des époques où les conflits entre la France et l'Angleterre se transportaient en Amérique du Nord, notamment. Mais il faut savoir que les pirates existaient déjà il y a 5000 ans, en d'autres lieux.

L'exposition nous en apprend aussi sur la vie difficile de ces hommes qui dormaient tassés, qui s'alimentaient mal et qui devaient respecter un «code du travail» ressemblant à de l'esclavage.

Un autre volet de l'exposition permet de voir ou revoir les instruments de travail des capitaines qui utilisaient des compas, sextants, boussoles, télescopes, cartes et globes pour se diriger.

Par ailleurs, en visitant cette exposition, on pourra en apprendre un peu plus sur des gens célèbres qui ont souvent navigué en eaux troubles.

Un des grands corsaires fut Pierre LeMoyne d'Iberville qui a réussi à prendre la cargaison de 35 bateaux anglais à la baie d'Hudson vers la fin du 17e siècle. Une série télévisée sur ce personnage historique avait été produite par Radio-Canada au milieu des années 1960.

Enfin, on pourra savourer des superstitions dignes des mers. Par exemple, il est recommandé de poser d'abord le pied droit sur le pont car embarquer du côté gauche porte malheur, dit-on.

On visite cette exposition en une heure. Mais l'on peut rester plus longtemps si l'on tient à aller dans les détails.