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La collection d'art moderne de Gérard Oury dépasse 7,6 millions $

Rachid Aouli
Associated Press
Paris

L'intégralité des oeuvres d'art moderne de la collection privée du cinéaste disparu Gérard Oury a trouvé preneur lors des enchères publiques organisées lundi soir chez Artcurial à Paris pour un total de 4,756 millions d'euros hors frais (7,6 millions $ CAN).

Essentiellement des oeuvres rares ou peu vues de Raoul Dufy, les 38 lots ont d'autant plus facilement vu monter les enchères que leur estimation se situait sous le seuil des 50 000 euros, majoritairement les aquarelles et les dessins. Plusieurs toiles réputées majeures de l'artiste ont en revanche plus difficilement atteint, voire dépassé leur estimation basse. C'est le cas de la meilleure enchère de la soirée, la toile Bateaux et Barques aux Martigues (1907/1907). Cette huile sur toile, estimée entre 500 000 et 750 000 euros, a été adjugée à 520 000 euros.

Toile emblématique de Dufy, car liée à l'une de ses thématiques favorites, Turfistes sur la pelouse a été adjugée 120 000 euros, soit son estimation basse. Paddock à Goodwood, de la même veine, est partie à 130 000 euros (estimation 120 000/180 000 euros). Quant à Scène de pesage et sa célèbre dominante vert d'Irlande, elle a atteint 460 000 euros pour une estimation située entre 450 000 et 650 000 euros.

Autre tableau majeur de l'artiste, Le Bassin à Deauville a été adjugé au montant de son estimation basse, soit 300 000 euros, quand Régates à Deauville trouvait preneur à 360 000 euros (estimation 300 000/400 000 euros).

Rare oeuvre de Dufy d'inspiration cubiste, la Baigneuse (1914), posant en costume de bain d'époque avec en arrière-plan les riches demeures havraises, attendu comme l'un des clous de la vente a trouvé preneur à 300 000 euros (estimation 350 000/450 000 euros).

L'Orchestre au pupitre vert (1941) connaissait un sort meilleur à 180 000 euros (estimation 100 000 à 150 000 euros).

Parmi les bonnes ventes, figurent la toile La Visite de l'escadre anglaise au Havre (1927/1929): mise à prix à 120 000 euros, elle a atteint 380 000 euros, dépassant son estimation haute de 30 000 euros.

Mise à prix à 40 000 euros, une huile sur panneau double de 1937 Projet pour la fée Électricité a atteint 135 000 euros (estimation 70 000/90 000 euros).

Dans le même ordre d'idée, une aquarelle et gouache Nature morte au Jardin Saint-Émilion (1940), symbole de la période «perpignanaise» de l'artiste, s'est envolée à 160 000 euros, bien qu'estimée entre 30 000 et 40 000 euros. Vente à l'Hôtel Drouot, une gouache, encre et mine de plomb (1934), a plus que doublé son estimation haute, et a grimpé à 100 000 euros (estimation 30 000/40 000 euros).

Une gouache, encre de Chine et pastel sur papier de Marc Chagall, Femme au double profil (un hommage à Dufy), a quant à elle été adjugée 63 000 euros, pour une estimation située entre 30 000 et 40 000 euros.

Sur les 215 places que compte la salle de vente, 210 avaient été réservées par les enchérisseurs et quelque 5000 personnes ont visité en une semaine l'exposition des oeuvres de la dispersion de la collection du réalisateur de La Grande Vadrouille qui se poursuivra mardi chez Artcurial.




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