(Marseille) « Quel avenir pour le contact humain » ? Un artiste marseillais a choisi de se confiner dans un cube transparent de 8 m3 dans une galerie marchande pour interpeller les passants sur la question de « nos libertés » au temps du coronavirus.

Agence France-Presse

« Sommes-nous encore maîtres de nos choix ? Quel avenir pour le contact humain à l’heure de la distanciation sociale ? Et quid des activités jugées non essentielles, de la culture, de l’art ? », questionne Gaetan Marron dans le manifeste présentant sa performance.

Pour interpeller les citoyens sur ces questions, l’artiste plasticien a choisi de vivre cloitré, mais à la vue de tous, 24 h sur 24, du 7 au 17 décembre, dans un cube de plexiglas installé au cœur d’une galerie marchande du centre de Marseille, où il dialogue avec les curieux de passage, surpris par sa présence incongrue.

« Je pense que la culture, l’art nous a clairement sauvés pendant ce confinement », explique Gaetan Marron regrettant que ces domaines soient les « oubliés de cette crise sanitaire ». « L’idée, c’était de les remettre au centre du sujet », dit-il.

Pour réussir sa performance intitulée non essentiel, l’artiste s’est fait financer par des restaurateurs et des commerçants, directement touchés par les fermetures liées à la crise sanitaire, qui lui livrent notamment son petit-déjeuner et son dîner quotidiens. « L’idée est aussi de mettre en avant cette solidarité qu’on a pu voir durant le confinement », dit-il.

Pour son confort, l’artiste a installé dans son cube, un matelas, une télévision, une machine à café et une petite table. Les seules sorties qu’il s’autorise sont pour se laver et aller aux toilettes. Mais, précise-t-il, « en remplissant une attestation dérogatoire » pour justifier son absence.