Le feuilleton se poursuit au Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM). Une centaine de membres de la Corporation du musée réclament une assemblée spéciale pour démettre de leurs fonctions la moitié des membres du conseil d’administration, dont le président, Michel de la Chenelière. Un geste qui s’inscrit dans la foulée du congédiement récent de l’ex-directrice générale du musée, Nathalie Bondil.

Audrey Ruel-Manseau Audrey Ruel-Manseau
La Presse

Une lettre signée par 105 membres réclamant une assemblée extraordinaire a été envoyée au conseil d’administration, mardi soir. En vertu du Règlement sur l’administration générale du Musée des beaux-arts de Montréal, le c. a. doit tenir l’assemblée si elle est réclamée par plus de 100 membres. Les demandeurs comptent y aborder qu’un seul point : la révocation des mandats de onze membres du Conseil d’administration du MBAM, dont celui du président, Michel de la Chenelière.

Il y a deux semaines, M. de la Chenelière a annoncé le congédiement de la directrice générale du musée, Nathalie Bondil, pour cause d’inaction devant un climat de travail jugé toxique. Or, les deux individus auraient plutôt été en désaccord sur la nomination de Marie-Dailey Desmarais au poste de directrice de la conservation ; une décision qui revenait visiblement à Mme Bondil.

« Le directeur général est […] responsable de l’engagement et du congédiement du personnel de cadre supérieur et des employés de la Corporation », peut-on lire au Règlement sur l’administration générale du Musée des beaux-arts de Montréal.

« Il nous apparait clair que le conseil d’administration a outrepassé ses prérogatives en ne respectant pas le “Règlement sur l’administration générale du Musée des beaux-arts de Montréal” », stipulent les signataires, dans la lettre obtenue par La Presse.

Les demandeurs réclament aussi la révocation des contrats de Roger Fournelle, Jean Houle, Serge Joyal, René Malo, Jonathan Deitcher, Sylvie Demers, Marcel Elefant, Jessica Pathy, Jacques Parisien et Rémi Quirion. Les requêtes doivent être soumises à un vote et obtenir la majorité pour être entérinées.