Déçu que le plan de relance culturelle de 400 millions annoncé le mois dernier ne prenne pas spécifiquement en compte le rôle des femmes et des créateurs issus de la diversité, un regroupement d’organismes — dont Réalisatrices équitables — a interpellé la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, et l’a incitée à faire en sorte que le soutien à la reprise soit paritaire et bénéficie aussi aux artistes autochtones et des minorités.

Alexandre Vigneault Alexandre Vigneault
La Presse

Les signataires de la lettre datée du 13 juillet 2020 disent ne pas douter de la bonne volonté du gouvernement et de la ministre, mais se disent déçus que rien n’ait été mis en place pour que la relance soit « inclusive ».

« Force est d’admettre qu’il reste encore beaucoup de travail pour que la culture québécoise reflète la richesse et la diversité de ses artistes et de son tissu social », constatent-ils.

Ils soulignent également que les femmes et les Québécois issus des minorités « ont joué un rôle crucial dans la traversée de [la] pandémie » en fournissant des services essentiels et en gardant le fort à la maison. « Aidez-nous à bâtir une culture plus inclusive, solidaire et résiliente », demandent ces organismes.

La lettre est signée entre autres par Réalisatrices équitables, le Festival Vue d’Afrique, Terres en vues, Diversité artistique Montréal, l’Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec et DOC Québec.