Un concert, un festival, ça s’annule ou se reporte. Une fête nationale, non. Or, si les interdictions de rassemblements et les mesures de distanciation sociale durent jusqu’à l’orée de l’été, le prochain 24 juin sera fort différent des autres. Mais la célébration aura lieu, insiste Louise Harel, présidente du Comité de la fête nationale du Québec à Montréal.

Alexandre Vigneault
Alexandre Vigneault La Presse

« Quel format ça prendra ? C’est bien sûr que tout ça est évolutif, au diapason de l’époque et de l’air du temps. On réfléchit pour que ce soit à l’unisson, avec ou sans rassemblements », dit l’ancienne ministre péquiste. La forme que prendra la célébration dépendra des décisions du gouvernement et de la santé publique.

Louise Harel ne parle pas encore de l’élaboration d’un plan b et dit qu’il n’est pas question de faire une annonce à ce stade-ci. « Pour tout de suite, on nous a dit de poursuivre la préparation régulière. Bien sûr que, en parallèle, l’équipe est à réfléchir », précise-t-elle toutefois, laissant entendre que plus d’un scénario est à l’étude.

La fête aura lieu, dit-elle encore, « quel que soit la manière ou le format ». « C’est certain qu’on va célébrer la joie d’être solidaires, la joie d’être Québécois et Québécoise, dit Louise Harel, et on aura des raisons, sûrement, d’être fiers de nous. »