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D'une bibliothèque à l'autre

Guy Berthiaume, le président et directeur général de Bibliothèque... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Guy Berthiaume, le président et directeur général de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ),  a été nommé lundi au même poste à Bibliothèque et Archives du Canada.

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Daniel Lemay
La Presse

Lundi, une semaine après la victoire libérale au Québec, la ministre du Patrimoine canadien annonçait les nominations de deux personnages importants de la scène culturelle montréalaise et québécoise. Un flamboyant et un discret.

Chacun verra ce qu'il voudra dans le timing, mais il reste que les nominations de Simon Brault à la direction du Conseil des arts du Canada et de Guy Berthiaume à Bibliothèque et Archives Canada sont importantes du point de vue des relations culturelles intergouvernementales, en plus du vieil axe Ottawa-Montréal souvent occulté.

Nomination importante du point de vue « politique » aussi dans le cas de Brault: il s'en va diriger un organisme qui, selon différentes modalités dont des jurys de pairs, distribue annuellement plus de 150 millions de subventions directes et de bourses aux organismes et créateurs du Canada. 

« Je suis un homme public et je vais le rester », a déclaré à notre collègue Mario Cloutier l'ancien v.-p. du CAC et ancien président « apolitique » du lobby citoyen Culture Montréal. Pas de doute là-dessus: Simon Brault raffole des podiums et des micros, mais il faudra voir comment il réussira à concilier la vaste mission culturelle du CAC avec le cheminement d'un gouvernement surnommé « Art Peur » qui, dans un passé récent et hier encore devant Radio-Canada, a été la source et la cible de la plupart des manifs de rue des groupes culturels à Montréal.

Le cas de Guy Berthiaume est différent. Cet universitaire discret et sans attaches politiques a été nommé à la tête de Bibliothèque et Archives nationales du Québec en 2009 par Christine St-Pierre, alors ministre de la Culture sous Jean Charest. Si le ministère de la Culture avait voulu renouveler son mandat, il aurait dû l'en avertir six mois avant la fin, ce qui n'a pas été le cas.

De quels aspects de son quinquennat à BAnQ tire-t-il le plus de fierté? « De notre ouverture à toutes les formes de culture », répond ce spécialiste de la Grèce antique qui a présidé à la conception ou à la réalisation de grandes expositions, allant de la bibliothèque du philosophe Raymond Klibanski - une initiative de sa prédécesseure Lise Bissonnette - aux mangas japonais en passant par la spectaculaire exposition Fleuve de l'artiste multidisciplinaire René Derouin, qui vient de se terminer. Une exposition sur Michel Tremblay, déjà présentée au Musée de la civilisation de Québec, s'ouvrira à la Grande Bibliothèque le 29 avril.

« Nous voulions éviter de donner l'image d'une institution élitiste, dira encore l'ancien vice-recteur à la recherche et à la création de l'UQAM. BAnQ s'est aussi rapprochée des gens en collaborant à des projets comme Qui êtes-vous? (l'émission généalogique de Radio-Canada) et en recevant des personnalités de tous les milieux pour la série La bibliothèque de... . » 

Dans l'amphithéâtre de la Grande Bibliothèque, Guy Berthiaume a parlé livres avec, entre autres, le cinéaste Denys Arcand et l'ancienne gouverneure générale Michaëlle Jean, Normand Brathwaite et Nathalie Bondil, conservatrice en chef du Musée des beaux-arts qui vient de succéder à Simon Brault à la vice-présidence du CAC.

Quel aspect se pose comme le plus grand défi du nouveau PDG de Bibliothèque et Archives Canada? « Nous allons orienter l'institution vers les besoins de la clientèle. Une des missions premières de BAC est la conservation des collections, mais on doit aussi mettre ces collections à la disposition du plus grand nombre. La priorité est à l'accessibilité. » Précisons ici que BAC, contrairement à la Grande Bibliothèque à Montréal - 2,3 millions de visiteurs en 2013 -, n'est pas une bibliothèque de prêt ouverte au public.

Des regrets, Guy Berthiaume? « Un seul: celui de ne pas avoir fait avancer le projet de la bibliothèque des jeunes, de ne pas avoir suscité de volonté politique pour le mettre en marche. »

Le terrain est toujours là du côté nord de la G.B., Berri et Ontario, en face de l'îlot Voyageur. Qui sait ? La bibliothèque des jeunes de Montréal verra peut-être le jour sous les auspices de ce PCPCC que plusieurs attendent: le Partenariat culturel public Coderre-Couillard...




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