Le lieu était magnifique: le quai en bois de South Street Seaport, au bord de la East River, avec un voilier d'époque amarré derrière.

Émilie Côté LA PRESSE

Sous un soleil radieux, dimanche après-midi, ils étaient quelque 150 New Yorkais à danser la chorégraphie du Grand Continental du chorégraphe Sylvain Émard, dont la belle aventure commencée à Montréal se répète dans d'autres villes.

De voir des gens de tous les horizons et de tous les milieux danser ensemble dégage une énergie très forte qui est fascinante pour les spectateurs qui regardent le tout avec un sourire béat.

Les danseurs -pour la plupart amateurs- rayonnent de bien-être à danser en communion les uns avec les autres. «Ils paraissent tellement libérés. Ils sont intéressants à regarder», nous disait Hugo Acevedo, un père de famille qui passait par hasard avec sa femme et leur fille.

«Il y a une telle énergie et un tel bonheur», nous disait aussi Jessica Lang, une Canadienne de London en visite à New York avec son amoureux.

«C'est un bonheur communicatif. Les gens reçoivent le bonheur que ces gens-là ont à donner», souligne Sylvain Émard.

Avec ses grands yeux bruns et sa robe à pois, Gabriela Alvarez Castañeda rayonnait après avoir fait le spectacle de danse en ligne contemporaine. «De partager la joie de danser est incroyable», a dit la professeure de ballet.

Ce dont la jeune femme est le plus fière? «De commencer quelque chose, de l'accomplir et de le terminer», a-t-elle répondu.

«Je me suis fait des amis, ajoute-t-elle. Nous avons créé une page Facebook et nous sommes devenus une famille.»

Le groupe des 150 danseurs était fort motivé, souligne Sylvain Émard, organisant des réunions supplémentaires (en plus des deux répétitions officielles hebdomadaires pendant deux mois). «La chorégraphie est exigeante pour des amateurs», dit Sylvain Émard, qui souligne que la bande sonore porte la signature du compositeur Martin Tétreault.

Les trois représentations du Grand Continental à New York avaient lieu dans le cadre du Festival River to River. Après Montréal, Mexico et la Grosse Pomme, les prochaines villes à embarquer dans l'aventure sont Philadelphie et Portland. D'autres destinations à l'agenda? Les offres ne manquent pas, mais «c'est beaucoup d'organisation», souligne Sylvain Émard.