Les présidents de deux grandes maisons d'édition montréalaises réclament une politique gouvernementale d'achat de livres québécois par les bibliothèques scolaires. Selon eux, les auteurs d'ici y sont sous-représentés par rapport aux auteurs étrangers.

Mis à jour le 23 juill. 2008

Les bibliothèques scolaires québécoises bénéficient pourtant, depuis 2005, d'un programme d'investissement de 40 millions $ du ministère de l'Éducation et de 20 millions $ de la part des commissions scolaires, qui sert à l'achat de livres neufs.

Selon Jacques Fortin, président fondateur des Éditions Québec Amérique, le problème, actuellement, est que le gouvernement dépense son argent pour la littérature des autres.

De son côté, Hervé Foulon, président des Éditions Hurtubise HMH, il faudrait instaurer une règle qui obligerait les bibliothèques à acquérir 50 pour cent, sinon 70 pour cent de livres québécois.

Selon M. Foulon, 60 millions $ ont été investis pour acheter des livres mais il faut regarder ce qu'on achète avec cet argent.

Les éditeurs aimeraient en outre que soit enseignée dans les écoles une base plus solide de littérature québécoise.