• Accueil > 
  • Agenda 
  • > Nicolas Lachance, Framing Smoke / Cadrer la fumée 
La cote du public

Cotez cet événement en
survolant les étoiles

Musées / expositions
Du 27 février 2014 au 20 avril 2014
Musées / expositions

Nicolas Lachance, Framing Smoke / Cadrer la fumée

Nicolas Lachance, Framing Smoke / Cadrer la fumée

Vernissage le 27 février dès 17 h en même temps que l'exposition de Thomas Bégin

Commissaire : Caroline Andrieux
Peintures (petite galerie)

Les oeuvres de Nicolas Lachance pourraient se présenter comme un laboratoire offert à son expérimentation dans la tradition de la peinture abstraite géométrique du début du siècle dernier, plutôt que comme un espace voué à l'interprétation d'un objet réel ou imaginaire. Sa démarche pourrait également être qualifiée d'hétérogène, tant l'aspect visuel et la facture varient d'une série à une autre, passant de l'abstrait au figuratif, de la laque industrielle à la peinture à l'huile, du brossage à l'image rétroprojetée. Ce serait s'avancer sans compter les nombreuses déclinaisons que l'artiste exploite à travers son médium et ses recherches incessantes visant à sortir du cadre, à capter l'insaisissable, à mettre en relief de multiples couches d'interprétation. Ces différentes initiatives reflètent un questionnement constant, une remise en question de l'artiste sur la technique qu'il a choisie - la peinture - mais avant tout une mise en abîme de thématiques récurrentes telles celles de l'absence, du vide, de la mémoire.

L'exposition à la Fonderie Darling présente trois séries d'oeuvres récentes, formant un corpus intentionnellement choisi. La série des Bloom est réalisée par superposition de multitudes de couches monochromes ultraminces, apposées à même la toile. Dans un processus contraire à cette accumulation, l'artiste retire ensuite de la couleur de la surface.

Ainsi se révèle, de manière improbable, une image abstraite qui remet en question le principe même de la composition, celle-ci étant produite en grande partie par l'irrégularité du canevas. Elle apparaît scellée sous une surface polie, comme plastifiée, en raison des multiples sablages à l'eau. Sa singularité réside dans l'ambiguïté qu'elle suggère par la qualité photographique de sa surface tout en demeurant abstraite au niveau pictural.
En vis-à-vis, l'ensemble Recollection est constitué à partir de photographies de masse laminées et mises au rebut. Dans un processus en sens inverse de la série précédente, l'artiste recouvre d'une unique couche de couleur la quasi-totalité de la surface, ne laissant entrevoir, de façon aléatoire, qu'une minuscule partie de l'image lui servant de support. Il en vient ainsi à questionner le principe même de la photographie, en tant qu'elle cadre son sujet de manière subjective.

Tout cela ferait sens si Nicolas Lachance n'avait pas choisi de présenter une oeuvre d'une troisième série, les Filtres. De façon métaphorique, le filtre a la propriété d'offrir une résistance, de retenir une information, comme l'une de ces étiquettes qu'il serait trop facile de plaquer à sa démarche artistique et que l'artiste esquive inexorablement.

La critique

Partager

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer