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10 millions pour le cancer

De gauche à droite : Sarah Jenna, Adriana Aguilar, Alain... (Photo fournie par la SCC)

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De gauche à droite : Sarah Jenna, Adriana Aguilar, Alain Nepveu, Diane Gosselin, Anne-Marie Fortier, Morag Park, Denis Lalonde, Isabelle Racicot et Mei-Lin Yee.

Photo fournie par la SCC

La Presse

La Société canadienne du cancer (SCC) a annoncé le 1er juin dernier que près de 10 M$ seront consacrés au soutien de trois projets de recherche sur le cancer du sein au cours des trois prochaines années.

La SCC, chef de file du financement de la recherche sur le cancer du sein, a fait cette annonce en partenariat avec le CQDM, un consortium québécois de recherche dont la mission est de financer le développement de technologies et de médicaments biopharmaceutiques.

« Le partenariat de recherche entre la Société canadienne du cancer et le CQDM regroupe des acteurs clés du secteur de la recherche sur le cancer du sein au Québec et a l'appui de plusieurs biotechs du pays », a déclaré Denis Lalonde, directeur général de la SCC - Québec. La SCC y investira 1,5 M$ du produit de sa Course à la vie CIBC annuelle, et le CQDM versera un montant équivalent. D'autres partenaires contribueront à hauteur de près de 7 M$.

« Montréal se distingue par son grand nombre de chercheurs sur le cancer du sein, et l'expertise dans ce domaine y est reconnue. La SCC cherche à financer la recherche de pointe et la plus innovante au pays. C'est donc avec fierté qu'elle soutiendra deux chercheurs de l'Université McGill : Morag Park, Alain Nepveu et Mark Basik de l'Hôpital général juif. Ces derniers vont utiliser des technologies de la prochaine génération, qui ouvriront la voie à de nouveaux traitements du cancer du sein qui ont le potentiel de sauver un très grand nombre de vies », a précisé M. Lalonde.

Le projet de la Dre Park est « Utilisation d'une imprimante 3D pour reproduire une tumeur à partir de cellules de patientes atteintes de cancer du sein ». Fait en collaboration avec Aspect Biosystems, ce projet novateur a pour objectif d'isoler les trois composantes d'une tumeur, et grâce à une imprimante 3D, de reconstituer la tumeur in vitro et de tester différents médicaments pour déterminer lequel serait le plus efficace. À terme, cette technologie pourrait mener à la découverte de nouvelles thérapies ciblées pour en finir avec ces cancers reconnus comme étant parmi les plus agressifs.

Le projet du Dr Nepveu est « Réparer l'ADN pour développer de nouveaux médicaments contre les cancers du sein difficiles à traiter ». En collaboration avec l'Institut NEOMED, des composés prometteurs seront validés et soumis à plusieurs rondes de modifications afin de les améliorer. Les meilleurs composés seront testés et des biomarqueurs seront développés afin de vérifier leur efficacité. Ces marqueurs pourront aussi être utilisés pour sélectionner les patientes admissibles aux études cliniques de ces nouveaux composés afin qu'elles puissent éventuellement bénéficier de ces nouveaux traitements ciblés, avec pour objectif ultime de meilleures chances de rémission.

Le projet du Dr Basik est « Prédire si la chimiothérapie est nécessaire pour des patientes atteintes de cancer du sein triple négatif ». L'équipe du Dr Basik, en collaboration avec My Intelligent Machines (MIMs) et Exactis Innovation, propose d'utiliser la puissance de l'intelligence artificielle pour déterminer avec une très grande précision, à partir d'échantillons sanguins et tumoraux, si un traitement de chimiothérapie supplémentaire sera utile ou non à des patientes atteintes de cancer du sein triple négatif, évitant ainsi à celles pour qui c'est possible une exposition à la toxicité associée à ces traitements.

« Le partenariat entre la SCC et le CQDM fera avancer la recherche de pointe sur le cancer du sein au Québec », a pour sa part affirmé Diane Gosselin, présidente et directrice générale du CQDM. « Les fonds fournis par le CQDM proviendront du programme SynergiQc visant le développement de produits et d'outils biopharmaceutiques, comme de nouveaux médicaments et les technologies de la prochaine génération, qui ouvriront la voie à de nouveaux traitements du cancer du sein.»

Était également présentes Sarah Jenna (PDG de MIMs), Adriana Aguilar (directrice scientifique du laboratoire du Dr Mark Basik), Anne-Marie Fortier (associée de recherche, Université McGill), Isabelle Racicot (porte-parole de la Course à la vie CIBC) et Mei-Lin Yee (survivante d'un cancer du sein agressif triple négatif).

La Société canadienne du cancer est un organisme national à caractère communautaire dont la mission est l'éradication du cancer et l'amélioration de la qualité de vie des personnes touchées par le cancer.

Le CQDM est un consortium de recherche biopharmaceutique qui a pour mission de financer le développement de technologies novatrices destinées à accélérer la découverte et la mise au point de médicaments. Son modèle d'affaires privilégie une approche collaborative où les grandes entreprises pharmaceutiques mondiales, les sociétés de biotechnologie canadiennes, ainsi que les gouvernements du Québec et du Canada se partagent les coûts de la recherche. Depuis 2008, le CQDM a accordé 68 millions de dollars en financement afin de soutenir le développement de 64 technologies d'avant-garde.

 




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