L'action du libraire américain Barnes & Noble bondissait mardi à la bourse des New York, après un article du blogue spécialisé TechCrunch selon lequel il pourrait être le fournisseur de titres électroniques par défaut sur la prochaine tablette informatique d'Apple.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Selon TechCrunch, «il y a une bonne chance» pour que l'accès à la librairie en ligne Barnes & Noble soit «pré-installé dans la tablette d'Apple, soit parmi les applications en vitrine à l'allumage de l'appareil, soit directement intégré à l'application livre électronique».

La conférence de presse d'Apple pour présenter sa «dernière création» est prévue mercredi à 18H00 GMT à San Francisco, et TechCrunch a estimé qu'un dirigeant de Barnes & Noble pourrait y participer.

Un tel partenariat pourrait permettre aux utilisateurs du nouvel appareil, qui devrait être présenté mercredi, d'accéder d'un coup à un fonds d'un million de titres, déjà accessibles aux utilisateurs de la tablette de lecture vendue directement par Barnes & Noble depuis Noël, le Nook.

Il pourrait également permettre au libraire d'échapper au sort que promet l'analyste Cort Gwon, chez FBN Securities, aux revendeurs de livres et journaux sur papier. Il estime que les distributeurs seront les grands perdants du lancement de la tablette d'Apple: «le paysage de l'accès aux médias imprimés sera très différent dans cinq ans: les librairies, les kiosques à journaux, les bibliothèques ne seront plus que l'ombre d'eux mêmes», a-t-il déjà prédit.

Un partenariat entre Apple et Barnes & Noble pourrait aussi porter un coup aux ventes du livre électronique d'Amazon, le Kindle, actuellement leader sur le marché, même si Amazon a déjà pris soin de lancer une application Kindle pour l'iPhone et l'iPod, permettant de lire les titres numérisés qu'il référence sur ces appareils d'Apple.