Lorsque Internet et crimes sont associés, c'est souvent que la toile a servi d'appât à des victimes ou de vitrine à des perversions.

LE NOUVELLISTE

Lorsque Internet et crimes sont associés, c'est souvent que la toile a servi d'appât à des victimes ou de vitrine à des perversions.

Mais Internet s'avère aussi un outil pouvant appuyer la justice, en contribuant potentiellement à la résolution d'énigmes comme celle de la disparition de Cédrika Provencher.

Internet s'ajoute à la liste de véhicules médiatiques par lesquels les autorités policières et les personnes impliquées dans les événements peuvent rejoindre la population.

Le cas de Cédrika Provencher en est un exemple. Une rapide recherche permet de recenser une foule d'archives de reportages sur sa disparition et de mentions sur des blogues ou des forums de discussion.

Le site consacré à la disparition de Cédrika, dont la création avait été annoncée par la famille, est maintenant en ligne (https://cedrika.ca).

Il diffuse notamment des photos de la fillette, un mot de ses parents, ainsi que les principaux renseignements la décrivant et relatant ce que l'on sait des derniers instants où elle fut aperçue.

Un autre site (www.ouestcedrika.com), réalisé par Étienne Veilleux, est également consacré à l'histoire de Cédrika, et recueille des messages d'encouragement envoyés par les internautes.

Des témoignages de soutien proviennent de partout au Québec, de Sherbrooke à Val d'Or en passant par Baie-Comeau et Sainte-Adèle. Des gens ont aussi écrit de France et de Pologne.

L'outil Internet peut servir à diffuser la photo de Cédrika Provencher, à alerter la population et rendre celle-ci complice des recherches. Mais des sites comme celui conçu par Étienne Veilleux deviennent des moyens de communication entre la famille Provencher et des inconnus qui tiennent à exprimer leur sympathie.

Les «On pense à vous», «On vous envoie des ondes positives» et «On prie pour vous» ponctuent les messages d'espoir, d'appui et de compassion livrés aux proches de Cédrika.

Le fameux site YouTube diffuse lui aussi au moins une demi douzaine d'extraits de reportages télévisés traitant de la disparition, ou de montages sous forme de diaporama montrant Cédrika et exposant l'information concernant sa disparition.

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