Forte d'une récente victoire en justice contre un autre opérateur, la SABAM, qui gère les droits des auteurs belges, s'en prend à présent à Belgacom afin qu'il empêche ses clients d'échanger de la musique, selon la société d'auteurs citée samedi par le journal Le Soir.

AFP

Forte d'une récente victoire en justice contre un autre opérateur, la SABAM, qui gère les droits des auteurs belges, s'en prend à présent à Belgacom afin qu'il empêche ses clients d'échanger de la musique, selon la société d'auteurs citée samedi par le journal Le Soir.

Un porte-parole de la SABAM confirme dans le quotidien avoir envoyé une lettre recommandée à l'opérateur historique belge.

Dans ce courrier, les auteurs somment le fournisseur d'accès à internet de limiter, sous huit jours, l'utilisation par ses abonnés des réseaux «peer to peer» ou «P2P», qui permettent d'échanger et de partager des fichiers musicaux sur internet.

Concrètement, la SABAM veut que Belgacom, numéro un de l'accès internet en Belgique, filtre les oeuvres de son répertoire musical que les internautes essaieraient de télécharger. Entre autres artistes, la SABAM protège les droits de Hooverphonic, Axelle Red, Girls in Hawaii, Maurane ou encore Adamo.

Le cablo-opérateur flamand Telenet, grand concurrent de Belgacom, a confirmé au Soir qu'il avait également reçu un tel courrier à la veille du week-end.

La SABAM donne huit jours aux deux opérateurs pour marquer leur engagement à appliquer des procédés de filtrage de la musique d'ici à six mois, sous peine d'une action en justice.

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