Des milliers de plaintes sont parvenues aux universités américaines de la part de la Recording Industry Association of America, une association regroupant les grands de l'industrie du disque.

Marie-Eve Morasse TECHNAUTE.CA

Des milliers de plaintes sont parvenues aux universités américaines de la part de la Recording Industry Association of America, une association regroupant les grands de l'industrie du disque.

Ces plaintes sont en hausse significative par rapport à l'an dernier. Depuis l'automne dernier, certaines universités en ont déjà reçu un millier.

«C'est quelque chose que nous devons faire, dit le président de la RIAA, Carey Sherman. Nous devons faire savoir aux gens que s'ils participent à cette activité, ils ne sont pas anonymes.»

Plusieurs universités américaines ont en conséquence reçu des listes avec le nom des étudiants qui ont téléchargé illégalement de la musique.

Depuis le début de l'année, plus de 15 000 étudiants ont été visés.

À l'Université du Michigan, où 753 plaintes ont été logées par la RIAA, on n'a pas lésiné sur les punitions.

Les étudiants qui avaient été pris deux fois par la RIAA ont été rencontrés personnellement par le responsable de l'informatique de l'Université, qui les a ensuite forcé à regarder une vidéo anti-piratage de huit minutes produite par la RIAA.

«J'entends toutes les excuses, dit Randall Hall. La réponse la plus courante est "tous mes amis le font. Pourquoi me suis-je fait prendre?"»

D'autres universités refusent toutefois de collaborer avec le lobby du disque. L'Université Purdue, située en Indiana, affirme qu'elle n'avertit pas les étudiants qui sont accusés par la RIAA.

«Dans un sens, la lettre de plaintes nous demande de faire enquête et comme fournisseurs de services, nous ne pensons pas que ce soit notre rôle, dit le porte-parole de l'université. Nous sommes une école de technologie à l'avant-garde, avec des milliers et des milliers d'étudiants curieux et talentueux.»

Selon les lois américaines, les universités qui reçoivent des plaintes concernant des étudiants qui distribuent des chansons protégées par les droits d'auteur doivent agir pour les faire cesser, faute de quoi elles s'exposent à des poursuites.

D'après AP