(Paris) Snapchat, une application de partage de vidéos et de photos très prisée des jeunes, a annoncé jeudi une série d’initiatives autour de la lutte contre la drogue sur sa plateforme, dont une amélioration de la détection et de la suppression des contenus liés à la drogue.

Publié le 8 déc. 2021
Agence France-Presse

La plateforme va renforcer « l’équipe qui répond aux demandes de la police et autres autorités sur les questions liées aux contenus illicites », indique Snapchat dans un communiqué.

Pour améliorer la détection et la suppression des contenus liés à la drogue, Snapchat combine plusieurs moyens à disposition, notamment grâce à l’intelligence artificielle, la modération humaine et les signalements des utilisateurs.  

Dans le cadre de la prévention, Snapchat annonce la mise en place d’un portail, baptisé « Heads Up », visant à « sensibiliser les utilisateurs sur les risques liés à la drogue et aux dépendances ».

Les utilisateurs pourront y trouver « des informations vérifiées de la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), avec notamment une série de vidéos autour des risques liés à la consommation de cannabis, de MDMA ou l’usage détourné du protoxyde d’azote », précise la plateforme.

« Les mesures annoncées aujourd’hui s’inscrivent dans une approche globale de la lutte contre le trafic de substances illicites, allant du développement d’outils proactifs pour détecter et supprimer les contenus et les comptes liés à la drogue, à une collaboration étroite avec les autorités », affirme Sarah Bouchahoua, responsable des Affaires publiques pour la France chez Snap Inc., dans un communiqué.  

Grâce aux réseaux sociaux comme Snapchat ou Instagram et aux messageries cryptées comme Signal ou Telegram, recevoir des stupéfiants chez soi est devenu un jeu d’enfant, et la pandémie de COVID-19 a amplifié le phénomène.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait publiquement tancé Snapchat fin mai, en l’appelant à « prendre ses responsabilités » pour « arrêter d’être le réseau social de la drogue ».