Super Mario 3D World a été un hit pour la défunte Wii U, et sa résurrection pour la Nintendo Switch nous rappelle pourquoi : ce jeu est tellement riche, déjanté et imaginatif qu’on ne peut qu’être séduit. Qu’on y ait ajouté un mode coopératif et une nouvelle aventure est la cerise sur le sundae.

Publié le 10 févr. 2021
Karim Benessaieh
Karim Benessaieh La Presse

Disponible ce vendredi pour la Switch, Super Mario 3D World + Bowser’s Fury représente sans doute le summum de cet univers bon enfant et ultracoloré qui est la spécialité de Nintendo. On a sur son écran le résultat de 35 ans à creuser le sillon, depuis le tout premier Super Mario Bros sorti sur la NES le 13 septembre 1985 et qui nous invitait déjà à gaspiller nos week-ends et nos soirées à écraser des champignons en 2D, cogner de la tête sur des briques et sauter gaiment d’un niveau à l’autre.

Quatre talents

IMAGE FOURNIE PAR NINTENDO

Dans Super Mario 3D World, vous devez profiter de toutes les occasions pour ramasser pièces de monnaie, étoiles et petites surprises qui vous attendent au détour d’un tunnel, sauter d’une plateforme à une autre sans vous écraser au fond du gouffre et terminer le tout en beauté en sautant sur le mât où s’affiche un drapeau.

Nous voici en 2021 et une troisième dimension spatiale s’est ajoutée, ainsi que la possibilité de jouer jusqu’à quatre joueurs en coopération, en ligne ou en mode local. Et on est loin du temps où Super Mario ne savait essentiellement que faire deux choses, sauter et devenir plus gros en mangeant un champignon. On résume grossièrement, ici.

Dans Super Mario 3D World, vous pouvez d’abord choisir d’incarner un des quatre personnages principaux, Mario, Luigi, la princesse Peach ou Toad. Chacun se comporte différemment : Mario fait tout plutôt bien mais sans talent particulier, Luigi est champion au saut, Peach vole et Toad court comme un dératé.

C’est avec un de ces personnages-nous avons gardé la plupart du temps Mario, c’est plus simple-que vous traversez les tableaux un après l’autre pour sauver le royaume des Libellas. Ils sont plutôt courts, une dizaine de minutes montre en main, mais très denses. Évidemment, vous devez profiter de toutes les occasions pour ramasser pièces de monnaie, étoiles et petites surprises qui vous attendent au détour d’un tunnel, sauter d’une plateforme à une autre sans vous écraser au fond du gouffre et terminer le tout en beauté en sautant sur le mât où s’affiche un drapeau.

Commandes plus fluides

Mais il ne faut pas très longtemps pour s’émerveiller de toutes les petites trouvailles. D’abord, votre Mario peut se transformer en chat en ramassant une super clochette, grimper les murs et griffer. La double cerise vous permet de vous dédoubler, et même de devenir triple si vous en trouvez une autre. On peut utiliser une plante carnivore pour se défendre, lancer des balles de baseball, enfiler des patins, voler avec une boîte à hélice, faire du bobsleigh sur sa monture… La liste serait interminable à défiler. Et pour avoir tâté de la première version de ce jeu en 2013, sur la Wii U, on peut confirmer que les commandes sont nettement plus nerveuses et fluides.

On a en outre introduit une autre nouveauté, un mode Photo qui permet d’arrêter l’action, de tourner la caméra dans tous les sens et de traiter ensuite le résultat avec différents filtres.

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Bowser’s Fury a été inséré comme une aventure supplémentaire dans Super Mario 3D World, mais son graphisme et sa mécanique de jeu sont très originaux pour une simple extension. Bowser’s Fury se rapproche plus d’un monde ouvert où on peut librement circuler d’un endroit à un autre.

Le grand ajout, ici, c’est une aventure supplémentaire qui s’insère comme un des tableaux de ce jeu, et qui est en fait un jeu en soi, Bowser’s Fury. Arrivé à cette partie, vous avec un partenaire automatique ou humain en la personne de Bowser Jr qui va vous aider à ramener son papa à la raison, lui qui terrorise les habitants des îles autour du lac Saudechat. Le but est de recruter assez d’astres félins pour pouvoir débloquer la Giga cloche, vous transformant en Giga Mario Chat qui pourra affronter Bowser. Un peu moins fournie que le jeu principal, cette extension promet tout de même de belles heures de plaisir. Et contrairement à Super Mario 3D World, où les possibilités de mouvement sont très limitées, Bowser’s Fury se rapproche plus d’un monde ouvert où on peut librement circuler d’un endroit à un autre.

Verdict

Le seul irritant est peut-être dû à notre habitude des Mario en 2D. Difficile en 3D de bien évaluer les distances, même si de subtiles ombres au sol veulent nous y aider. Il a fallu bien de l’entraînement pour se placer au bon endroit pour débloquer une récompense ou même pour sauter adéquatement sur le mât. Les jeunes qui n’ont connu que le 3D n’auront probablement pas ce problème.

Le verdict : un pur délice pour les amateurs de Mario et de Nintendo. Il y a un plaisir tout à fait enfantin à retrouver un tel univers aux règles si simples mais dont le contenu a été considérablement enrichi avec les années.

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Super Mario 3D World + Bowser’s Fury

Date de sortie : 12 février 2021

Jusqu’à 4 joueurs, local ou en ligne

Genre : Plateforme, action, pour la Nintendo Switch

Éditeur : Nintendo

Prix : 79,99 $

Note : 4,5 sur 5