Le plus récent moniteur de LG a plusieurs capacités habituellement réservées aux modèles haut de gamme, à la moitié du prix. Il faut toutefois accepter certaines faiblesses, dont une luminosité insuffisante.

Karim Benessaieh Karim Benessaieh
La Presse

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Avec le recours généralisé au télétravail et les confinements successifs, un accessoire est en hausse fulgurante de popularité : le moniteur. Et LG a eu la main heureuse en lançant l’automne dernier un modèle 4K de 31,5 pouces, l’UltraFine Ergo.

Avec sa résolution de 3840 pixels sur 2160 pour une densité d’environ 140 pixels au pouce, on est loin du moniteur de base. On se rapproche même de l’écran Retina, une spécialité d’Apple qui offre une belle définition d’image.

Presque, mais pas tout à fait : il est facile de voir que l’écran 5K d’un iMac, avec ses 15 millions de pixels, est supérieur.

L’UltraFine a par ailleurs d’autres attraits souvent associés aux moniteurs de plus de 2000 $, notamment une capacité à reproduire 95 % de la gamme de couleurs P3, l’affichage en HDR10 et 5 ms de temps de réponse. Au-delà de ce jargon technique auquel les amateurs de moniteurs haut de gamme sont habitués, un fait est frappant dès qu’on le branche : l’UltraFine offre une image nette, bien définie. Les polices de caractère, point faible des moniteurs bas de gamme, sont reproduites sans flou, les photos sont riches et les vidéos, fluides avec un bon contraste.

Côté ergonomie – un point sur lequel LG a évidemment insisté avec le petit nom de son moniteur –, on a un système d’attache au bureau plutôt ingénieux. Avec une espèce de pince qu’on doit serrer et qui s’adapte tant aux surfaces minces qu’aux plus épaisses, le moniteur semble flotter dans les airs et libère beaucoup d’espace. On peut le monter ou le descendre de 13 cm, le faire pivoter de 280 degrés, l’incliner de 25 degrés et le faire pivoter de 90 degrés pour obtenir un écran vertical.

À l’arrière, l’UltraFine offre une belle panoplie de connexions : deux entrées HDMI 2.0, une USB-C, deux USB-A, une prise audio et un Display Port 1.4. Une fois branché par exemple à un MacBook Pro par son câble USB-C, il reçoit le signal vidéo et alimente en même temps l’ordinateur jusqu’à 60 watts. Notons que ce moniteur est compatible avec tout ordinateur, macOS ou Windows, qui dispose évidemment des connecteurs appropriés.

Enfin, un de ses principaux arguments est son prix de 899 $. Il est rare de trouver dans cette fourchette de prix un moniteur avec de telles caractéristiques techniques.

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La luminosité maximale de cet UltraFine Ergo est de 350 nits. C’est peu, et loin d’être comparable à ce qu’offrent par exemple les ordinateurs portables Apple qui flirtent avec les 500 nits. Techniquement, il y a une incongruité à offrir le HDR10, conçu pour afficher jusqu’à 1000 nits, avec un moniteur incapable d’avoir une telle luminosité.

Dommage que, contrairement à d’autres modèles LG, l’UltraFine Ergo n’ait ni haut-parleurs, ni caméra, ni micro intégré. Il rend les vidéoconférences plus compliquées puisqu’il faut se fier à la caméra de son ordinateur portable ou installer une webcam sur le moniteur.

Même si les appareils LG sont recommandés par Apple, l’intégration de ce moniteur précis au système d’exploitation est minimale. Pas moyen d’avoir par exemple le Night Shift ou d’ajuster la brillance avec la TouchBar de notre MacBook Pro. Il faut aller dans le menu du moniteur que nous avons fini par dénicher, avec un petit bouton caché sous l’écran.

On achète ?

Entre le moniteur à 300 $ qui fera un travail honnête, mais sans éclat et le produit de luxe de type Pro Display XDR à 6000 $, l’UltraFine Ergo est une belle trouvaille pour quiconque veut améliorer son espace de travail avec un moniteur de qualité.

Paieriez-vous 900 $ pour cela ? Tout dépend évidemment de l’intensité de votre utilisation… et de l’état de vos finances.

Fiche : UltraFine Ergo, modèle 32UN880
Fabricant : LG
Prix : 899,99 $
Note : 4 sur 5