(Houston) Un juge américain a rejeté mardi une requête du chinois Huawei, premier équipementier télécoms du monde, qui contestait son placement sur une liste noire interdisant aux agences fédérales américaines d’acquérir ses produits et ses services.

Agence France-Presse

Huawei avait qualifié d’« anticonstitutionnelle » cette décision de l’administration Trump, prise en mai 2019, qui interdit aux agences gouvernementales d’acheter ses équipements et ses services ainsi que de travailler avec des tiers clients du géant chinois.

Le placement sur la liste noire oblige de facto les entreprises américaines et résidents aux États-Unis à trouver d’autres fournisseurs pour leurs équipements en télécommunication.

La justice a considéré que l’établissement d’une relation contractuelle avec le gouvernement fédéral n’était pas un droit constitutionnellement garanti.

L’interdiction se justifie dans un contexte d’enquête approfondie du Congrès sur « une potentielle menace contre la cybersécurité nationale », a écrit dans sa décision le juge Amos Mazzant.

Huawei va « étudier les options juridiques » pour contester cette décision, a réagi le groupe chinois dans un communiqué.  

Huawei a été mis en cause, sur fond de guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, par le gouvernement Trump qui met en avant un risque d’espionnage pour le compte du gouvernement chinois.

Les États-Unis ont appelé de nombreux pays, notamment européens, à ne pas utiliser les infrastructures de Huawei pour le déploiement du nouveau réseau téléphonique 5G.

Dimanche, les États-Unis ont menacé de cesser de partager des renseignements avec les pays européens qui acceptent de travailler avec le géant chinois Huawei dans la mise en place de leur réseau de télécommunications 5G.