Le syndicat français Solidaires informatique affirme avoir l’intention de déposer en France un recours collectif « contre les violences sexistes et sexuelles à Ubisoft en particulier et dans le monde du jeu vidéo en général ».

Jean-François Codère Jean-François Codère
La Presse

« Les actes répétés de harcèlements et d’agressions sexuels, d’agissements sexistes et de discrimination, ainsi que l’impunité dont le groupe a fait l’objet au cours de nombreuses années doivent obtenir des explications et des réparations », affirme le syndicat dans un manifeste et une invitation à collaborer diffusée sur les médias sociaux.

« La mise à l’écart de quelques personnalités comme Serge Hascoët est une mesure insuffisante, car sous leur direction se cachent celles et ceux qui en ont allègrement profité », poursuit-on.

L’entreprise française, dont le plus important studio est situé à Montréal, a fait l’objet au cours des dernières semaines de multiples allégations de harcèlement sexuel et psychologique. Ces agissements, selon les mêmes témoignages, étaient généralement l’apanage d’individus oeuvrant en toute impunité, parce qu’ils faisaient partie d’un groupe d’employés jugés essentiels et intouchables. Ces allégations visaient principalement les studios d’Ubisoft à Paris, Montréal et Toronto.

Ces témoignages ont notamment mené aux départs du directeur créatif du prochain opus d’Assassin’s Creed, Ashraf Ismail, basé à Montréal, du vice-président à l’éditorial Maxime Béland, basé à Toronto, et du président des studios canadiens d’Ubisoft, Yannis Mallat.

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