Avant même qu’il ait lancé son premier jeu, le très attendu Journey to the Savage Planet, le studio montréalais Typhoon a été acquis par Google.

Karim Benessaieh Karim Benessaieh
La Presse

Le géant des moteurs de recherche en a fait l’annonce jeudi, dans un billet de blogue signé par la vice-présidente et directrice de Stadia, Jade Raymond. Comme prévu, l’équipe de Typhoon procédera au lancement de son premier jeu, en chantier depuis deux ans, le 28 janvier prochain. L’équipe de 25 personnes de Typhoon Studios sera intégrée au studio montréalais de Stadia, la nouvelle plateforme de jeux infonuagique de Google lancée fin novembre, sous la direction d’un ancien d’Ubisoft, Sébastien Pruel.

C’est une très bonne nouvelle pour nous, l’équipe est très excitée d’avoir l’opportunité de faire des jeux exclusifs pour Stadia. La technologie est si impressionnante, et ils aiment le genre de jeux que nous faisons.

Reid Schneider, cofondateur et producteur exécutif de Typhoon Studios

Le studio Typhoon Studios a été fondé en 2017 par M. Schneider et Alex Hutchinson, qui ont notamment fait leurs classes chez Ubisoft, Warner Bros. et Electronic Arts. Le jeu auquel leur équipe s’est consacrée jusqu’à maintenant, Journey to the Savage Planet, est décrit comme un « jeu d’aventure à la première personne dans un monde extraterrestre brillant et coloré, peuplé d’étranges et merveilleuses créatures ». La mission consiste à « explorer, répertorier la faune et la flore exotique » et à déterminer l’habitabilité de cette planète.

Il sera offert pour Xbox One, PS4 et PC, et il est plausible qu’une version pour Stadia soit mise en chantier.

« Un bon jeu d’abord »

Mais pourquoi Google s’est-il intéressé à un studio dont le seul jeu, bien qu’ayant reçu de bonnes critiques lors de plusieurs rencontres de l’industrie, n’est même pas encore lancé ? « Ce qui les attirait, c’est que nous ayons bâti une belle équipe, une petite équipe qui peut obtenir des résultats excitants et développer une bonne chimie », répond M. Schneider. Quant à la pression de devoir par la suite livrer des jeux qui vont démontrer les capacités techniques de la plateforme Stadia, il précise ne pas la sentir. « Quelle que soit la technologie, à la fin de la journée, il faut d’abord que ce soit un bon jeu. »